Chroniques d'un sociopathe misanthrope

4.3.06

Entre deux feux

Chers lecteurs, chères lectrices, citoyens du monde, teckels nains et mésomorphes andalous,

me revoilà en ligne pour vous rassurer sur ma santé et parler de ma longue absence. Ca fait bien longtemps que je n'ai rien écrit, malgré les appels lancés dans les commentaires. Je me trouve dans une situation difficile... D'un côté, de nombreuses personnes visitent régulièrement mes chroniques, à en croire le compteur de la page d'accueil. J'ai envie de satisfaire ces fidèles, je me sens une obligation envers eux. D'un autre côté, je n'ai pas toujours envie d'écrire, je n'ai pas forcément les idées ou le temps, et je ne veux surtout pas que ce blog devienne une obligation, une contrainte; je ne veux pas me retrouver dans la position d'un chroniqueur salarié qui, chaque jour, ressent l'angoisse de la page blanche et doit coûte que coûte pondre ses lignes quotidiennes. Je veux que cette page reste pour moi un plaisir défouloir que je satisfais à mon bon vouloir.
Je suis donc pris entre deux feux : celui de vous décevoir par mon silence, et celui de m'imposer une contrainte de résultat. De ce Charybde et de ce Scylla, je préfère encore fermer ma gueule tant que je n'ai rien à dire. Croyez moi, j'en suis sincèrement désolé pour ceux qui attendent des mises à jour plus fréquentes. Mais quand je me force à écrire, mes posts deviennet creux - et je ne veux surtout pas ça.
Par ailleurs, le (relatif) succès de ma page me met devant la contradiction dont est victime tout message subversif qui se répand... Prenez le rap et son message antisocial / anticapitaliste / contestataire : son succès même signe la disparition de son sens. Quelle crédibilité a-t-on lorsqu'on crache sur le pouvoir de la monnaie dans la société, lorsqu'on déplore la misère du ghetto et qu'on produit des clips à ouate millions de brouzoufs avec des hummers et des chaînes en or, qu'on vend des centaines de milliers de CD ? Qu'on le veuille ou non, le succès signe l'échec. Même chose ici : à quoi ça ressemble, un misanthrope apprécié par les autres? Faut bien que je reste à l'écart et que je vous dise JE VOUS EMMERDE, sinon je suis cuit. Donc allez tous vous faire foutre, et revenez faire un tour par ici de temps en temps, il me viendra bien des idées et des conneries dont je vous ferai part. Mais n'attendez pas de moi la régularité salariée d'un chroniqueur assermenté.
A part ça, après une longue période de flou artistique, le bd-blog avec Lastep devrait bientôt connaître un nouveau... enfin un départ. See you there!

14.11.05

A vos bookmarks...

...un nouveau site voit le jour sous la houlette de mon aura charismatique universellement admirée par tout le monde partout de tout temps. Bon j'ai pas pu le faire tout seul, je me suis ramassé un boulet, Lastep qu'il s'appelle (ou Overstep, ça dépend, il est un peu schizo), pour m'accompagner dans cette folle aventure.

Ce sinistre individu est dessinateur (enfin un truc comme ça), notre site sera donc une bd-blog. Vous pouvez déjà aller admirer les productions de mon acolyte ici.

Notre nouveau bébé, toujours en construction, est par ici.
A bientôt là-bas!

Radar

J'ai, dans ma grande vanité, ajouté un petit compteur de visites, histoire de voir combien de désoeuvrés traînent par ici. Si vous voulez flatter mon ego, posez vos clés sur la touche "F5" et votre navigateur ouvert sur mes Chroniques dès que vous quittez votre PC. Ca va faire grimper le compteur. Merci!

12.11.05

De l'unicité d'un membre et des problèmes vestimentaires qui en découlent

Ca me ferait vraiment chier d'être manchot d'un bras ou unijambiste. Déjà parce que ça gêne considérablement l'activité quotidienne normale, mais surtout parce que ça pose des problèmes d'habillement frustrants.

En passant hier devant une boutique Longchamp, je vois un gant en peau de cul de chamois avec une étiquette 140€. Je me suis demandé si c'était LE gant 140€, ou la paire, auquel cas ça nous met le gant à 70€. Réflexion qui suscita immédiatement dans mon cerveau bousillé l'interrogation suivante : "Et si t'as qu'un bras, tu te fais bien enculer à acheter une paire de gants dont tu ne mettras qu'une main". La même pensée surgit à la vue de la paire de pompes à 350€ juste à côté (putain mais j'oserais même pas marcher avec des grolles à ce prix là, ou alors je mettrais des sacs plastique autour pour pas les abîmer).

Alors, comment font les manchots et les unijambistes? Vous croyez qu'ils achètent systématiquement les paires et qu'ils balancent la main ou le pied qui ne leur sert à rien? Ou que chez eux ils ont un placard où ils entassent tous ces inutiles surplus? Parce que je vois mal un commerçant accepter de vendre juste une chaussette droite ou un gant gauche.

Ca me fait aussi penser que mettre des lunettes aux aveugles, c'est vraiment un coup vachard, faut pas se foutre de leur gueule comme ça. Vous croyez qu'ils savent à quoi ça sert, les lunettes, les aveugles? C'est comme si on attachait une paire de pompes au cou d'un cul de jatte. C'est dégueulasse. En plus on peut s'amuser à leur mettre des lunettes ridicules en forme de bite avec des triples foyers, ils s'en rendraient même pas compte, les "non voyants", comme on dit. Ils peuvent même pas choisir la paire qui leur plaît, on leur offre pas de deuxième paire à un euro... bref ils se font vraiment niquer ces pauvres aveugles : ils y voient rien, on se fout de leur gueule en leur vendant des lunettes moches qui servent à rien et on peut leur faire des bras d'honneur dans la rue sans qu'ils s'en rendent compte. Je suis vachement content de pas être aveugle.

Mais revenons-en à nos moutons à trois pattes. Comme les commerçants ne veulent pas détailler les chaussettes, les chaussures et les gants et que les manchots n'ont pas envie de se retrouver avec des surplus inutiles sur les le bras, voilà comment je pense qu'ils s'organisent. Vous conviendrez que tous les manchots ne le sont pas du même bras, même chose pour les unijambistes. On a donc des handicapés qui se retrouvent avec des pompes droites en rab, et d'autres avec des gauches. Mais les unijambistes droite aimeraient peut-être avoir d'autres chaussures, parce que quand on marche sur une seule jambe on doit user plus vite ses souliers.

Et oui, car quand vous vous marchez un kilomètre à pied, votre pied gauche fait 500 mètres d'effort et le droit 500 mètres, alors que chez l'unijambiste c'est le même peton qui s'y colle pendant tout le parcours. Heureusement qu'ils n'ont qu'une jambe du coup, sinon il y en aurait une démesurément musclée par rapport à l'autre. Ce détail qui vous avait peut-être échappé pose d'ailleurs problème quand un randonneur unijambiste se joint à des randonneurs bijambistes, car quand ceux-ci chantent "un kilomètre à pied" (vous remarquerez qu'on ne met pas de "s" à "pied" dans cette expression, ce qui doit bien faire rager les unijambistes qui eux le font vraiment à pied et non à pieds), ben l'unijambiste a lui fait l'équivalent de DEUX kilomètres à pied, comme démontré ci-dessus. Donc il chante "deux kilomètres à pied", ce qui le désynchronise du groupe, renforce son sentiment de différence et d'exclusion, et pousse généralement le reste des randonneurs à le rouer de coups avant de le pousser dans un ravin ou, au mieux, de l'abandonner au bord du chemin.

Bref. Les manchots et unijambistes ont tout intérêt à troquer leurs chaussettes et autres en rab contre le rab des amputés de l'autre membre. On donne sa chaussure gauche à un gars qui n'a plus que sa jambe gauche, et en échange il donne sa chaussure droite qui ne lui sert à rien. Comme ça vous payez effectivement une paire, mais vous vous retrouvez bien au final avec deux éléments utiles, grâce au fonctionnement magique du marché en situation de concurrence libre et non faussée, ce qu'aurait grandement facilité l'adoption du traité de constitution européenne. Reste bien sûr le problème des tailles et des pointures, mais je pense qu'il y a assez de handicapés pour que la loi des grands nombres s'applique et qu'on aboutisse à une nette amélioration du bien-être général de ces emmerdeurs qui nous squattent des grosses places de parking bleues au supermarché.

Ce qui me fait penser que les panneaux "Si tu prends ma place, prends mon handicap" sont vraiment cons. Moi j'en ai rien à foutre de pousser mon caddie à une main comme un manchot pendant que je fais mes courses en dix minutes, si ça peut m'éviter de faire quinze tours de parking pour finir par me garer à deux kilomètres du supermarché.

Je suis donc très surpris de ne pas encore avoir vu de magazines "De manchot à manchot", ou "Unijambist'hebdo", où se rencontreraient les offres et demandes de tous les handicapés de France et de Navarro pour aboutir à un troc bienfaisant :
"Loos-les-Lille, Manchot B.droit ch. gant rose à pois t.35 contre gant jaune à rayures, TBE, jamais servi, cause pas de bras droit".
"Guebwiller, unijamb. g. offre botte modèle 3e Reich Point.42 contre Reebok Pump d.".
Etc...

Ou alors de tels magazines existent, mais ils ne se vendent que sous le manteau, et servent en même temps à faire du trafic d'enfants, car il est de notoriété publique que les manchots sont, au même titre que les nains (les nains manchots à plus forte raison), de dangereux pédophiles. Et dire que je viens de passer tout ce temps à essayer de trouver un moyen d'aider cette bande de salopards tueurs d'enfants... Décidément, ma bonté me perdra.

6.11.05

Langue morte

Vous aurez remarqué que mes articles ont parfois donné lieu à des réactions violentes de la part de mes lecteurs, comme s'ils se sentaient particulièrement et individuellement visés par mes propos. C'est pour moi une grande victoire que d'arriver à faire ainsi la preuve de la puissance du verbe quand il est habilement utilisé (et j'aime à croire, sans aucune modestie, parce que quand même merde, que c'est le cas ici). Il semble que des mots bien choisis et assemblés visent au coeur de l'âme, en extirpent toutes les noirceurs et les bassesses, les placent devant l'individu et lui disent "tiens, regarde, c'est toi; tu le savais mais tu ne voulais pas l'admettre, ou tu ne le comprenais pas. Voilà le décryptage de ta bassesse". Et mettre un miroir déchiffrant en face des gens, ça les dérange.

Une phrase peut donc être infiniment plus dommageable qu'un coup, en cela qu'elle s'attaque au plus profond de l'être (ce qui n'empêche pas de combiner les deux, comme le dit si élégamment un psychopathe interviewé dans le remarquable "Bowling for Columbine" de Mickael Moore : "J'utilise le stylo, car il est plus puissant que l'épée... Mais je garde l'épée pour les cas où le stylo échoue").

Pourtant, cette arme redoutable, bien peu l'utilisent, et l'épée verbale s'émousse dangereusement au fil du temps, au fur et à mesure que les mots perdent leur sens. Car allez savoir pourquoi, mais la fin du XXe siècle a soudain décidé que des mots depuis toujours utilisés étaient devenus insultants. Fini les aveugles, bienvenue aux non-voyants. Adieu les gros, bonjour les individus en surcharge pondérale. Attention aux Arabes et aux Noirs, disons plutôt Reubeus et Reunois (par contre Blancs ça tient toujours, pas de Anbleus). Plus d'homosexuels mais des membres de la communauté gay, ce qui au passage est un acte de terrorisme linguistique et d'occupation verbale. Aujourd'hui, essayez pour voir d'utiliser le mot "gai" (si tant est que des gens savent encore que ce mot a été écrit avec un "i" et signifiait autre chose que "pédé") : invariablement, rire gras de tuner du Pas-de-Calais, sous-entendant lourdement "wah c'est quoi ce mot hey la honte, il parle des pédés". A un tel point qu'on a effectivement honte d'utiliser le mot "gai" comme synonyme de "joyeux", et que le sens de ce mot a quasiment disparu de la langue française, tout ça à cause d'une bande d'enculés qui imposent un néologisme anglo-saxon foireux visant à satisfaire les besoins de reconnaissance des homosexuels. Splendide.

Une perversité terrible se cache derrière ces néologismes (personnes issues de l'immigration, malentendants, techniciens de surface...). Les mots qui à l'origine désignaient ces personnes ne faisaient que ce travail de désignation, appelaient un chat un chat, comme on dit, sans aucun sous-entendu. Mais on a jugé que être noir, c'était humiliant, que femme de ménage était un sous-métier, que les gros étaient la lie de la société et que, par conséquent, il fallait trouver des termes mélioratifs pour redonner un peu d'estime de soi à tous ces cancrelats sociaux qui, notons-le bien, n'avaient rien demandé à personne. En inventant ces nouvelles appellations pathétiques, on n'a réussi qu'à stigmatiser ces personnes, en leur disant "bon, vous êtes vraiment que des merdes, mais comme on est gentils et qu'on a pitié de vous et de votre misérable condition, on va vous trouver un nouveau nom plus mieux qui cachera un peu la misère que vous incarnez". L'humiliation parfaite et raffinée, déguisée en humanisme. C'est génial.

Et cette gangrène linguistique qui tue peu à peu le sens des mots s'étend partout. Jusque dans l'éducation nationale, où les cons qui tondent la pelouse et font la bouffe s'appellent maintenant "ATOS" (agents techniciens ouvriers de services), et les connes qui rangent les BD dans les CDI des "professeurs documentalistes". Ca me dégoûte tellement de les voir qualifiées de "professeurs" que je crois que je vais changer de métier.

On ne peut donc plus rien dire, ou alors seulement selon la néo-terminologie dictatoriale pseudo-mélioratrice. On essaie de tuer notre langue et sa force, de faire disparaître les mots et leur puissance. Il est pourtant facile et jouissif de lutter contre cet endoctrinement auquel tout le monde se soumet. Amusez-vous à utiliser pleinement nos vrais mots, notre vraie langue, de la façon la plus acide qui soit. Jetez à la gueule de tous ces cons aseptisés la réalité de la misère du monde et de leur connerie, avec quelques piques verbales bien choisies. Vous verrez dans leurs yeux l'effroi scandalisé du faux-jeton dont on décortique l'abjection qu'on lui met sous le nez en lui disant "tiens, regarde, c'est toi". Et qui sait que vous avez raison.

28.10.05

Back in action

Rebonjour tout le monde...

Désolé pour cette très longue pause, mais je n'avais plus beaucoup d'idées, pas trop envie d'écrire, d'autres trucs à faire... Piscine, bowling, viol de poneys, etc.

Petit article de reprise tranquille, une fois n'est pas coutume, je vais répondre à un fidèle et amical lecteur qui visiblement a trouvé en ces murs virtuels un lieu de thérapie pour sa frustration. C'est bien, je sers à quelque chose, au moins.

Ecoutons sans plus tarder la prose du monsieur :


"hehoooo espèce de sale fainéant de professeur"

(Histoire de ne pas commencer par un cliché) Oui, bonjour aussi.

"(enfin professeur c'est déjà un bien grand mot on est professeur de droit, de médecine ou dans une école d'ingénieur, etc."

Ah, la bonne vieille mythification du prof de fac... On passera sur le fait que les profs de fac n'ont strictement rien à foutre de leurs étudiants, qu'ils ne sont d'ailleurs pas professeurs mais "maîtres de conférence", qu'ils n'ont pas le moindre talent pédagogique, puisque leur recrutement se fait par cooptation et non sur concours national comme dans l'enseignement secondaire. Sans compter que les horaires des "profs" de fac sont environ quatre fois inférieurs à ceux d'un prof du secondaire, et que le reste de leur temps est consacré à gaspiller l'argent du contribuable en effectuant de fumeux travaux de pseudo-recherche.

"ce que tu fais s'apparente plus à de la garderie d'adolescents qui en ont rien à foutre de ce que tu leur racontes"

Le métier d'enseignant est effectivement avant tout un métier d'éducateur. Maintenant, ce n'est pas parce que tu as loupé tes études, cher lecteur, qu'il faut croire que tout le monde va à l'école avec dégoût et dans le seul but de foutre la merde. Cela dit, je comprends, cher lecteur, que cette perspective te réconforte.

"mais bon passons tu sais déjà très bien que tu es un minable)..."

Cher lecteur, t'aurais-je blessé par un de mes précédents articles pour que tu manifestes une telle haine à mon égard? As-tu un scooter, es-tu mou et chevelu, as-tu loupé tes études?

"Je reprends hehooo espèce de fainéant de professeur de sciences économiques et sociales (d'ailleurs si tu maitrisais correctement ton sujet tu devrais être riche pauvre abruti)"

Ca aussi c'est rigolo... Passons sur le fait que les SES ne sont pas une discipline qui enseigne l'art de s'enrichir... Le bon prof de SES est riche, le bon médecin n'est jamais malade, le bon plombier n'a jamais de fuites chez lui, et les cordonniers sont les plus mal chaussés. Par contre les cons sont des cons. Ouf.

"je vois que ton bloc"

(blog)

"commence à se péter la gueule plus de mise à jour tu hibernes surement"

(en été, toujours)

"(pour éviter les cons comme moi je sais je sais)."

Non, c'est inévitable, les cons, je me suis fait une raison. Au contraire, ici, c'est ma thérapie anti-cons, et tu seras sans doute fier d'avoir été l'étincelle qui rallume mon lance-flamme littéraire anti-cons.

"Pourtant ce ne sont pas les sujets d'actualité qui manquent.
Petite fiotte tu as rien dans les bourses !"

Cher lecteur, la puissance de ton argumentation me laisse coi. Je souhaiterais nénanmoins te persuader de la plénitude de mon appareil testiculaire.

"Allez je te laisse toi et ton tenia amusez vous bien et à la prochaine quand tu sortiras de la cyberléthargie."

Ce sera toujours avec plaisir, cher lecteur.

"By fucK la MGN, at 7:39 PM"

Sans doute, cher lecteur, veux-tu parler de la MGEN... Mutuelle Générale de l'Education Nationale ? Ta volonté d'accomplir un acte sexuel à caractère coercitif, voire violent, sur la personne morale d'une compagnie d'assurance, me laisse perplexe.

6.6.05

Une page de pub

Bonjour à tous,
en attendant de reprendre le clavier (là j'ai la flemme et pas trop d'idées, alors comme je ne suis pas bassement commercial, je préfère ne rien écrire plutôt que de faire de la merde juste pour vos beaux yeux), je vous conseille vivement d'aller dévorer le Blog de Frantico, sous forme de BD. Ce type est génial. Vous avez une planche par jour depuis le 1er janvier; ça devrait vous tenir occupés un moment. Bonne lecture.
Le blog de Frantico

19.5.05

C'est la guerre !

Aujourd'hui en arrivant en salle des profs, je vois affiché sur un panneau un dessin. Un dessin représentant un troupeau de moutons qui se jettent d'une falaise en disant "Oui!". Et à côté, faisant demi-tour, retournant vers la sécurité du vert pâturage, un mouton noir qui dit "Non!". Inutile de vous expliquer le sens de cette oeuvre d'art brossée à la main par un collègue anonyme.
Je décrochai donc calmement ce dessin, le photocopiai, appliquai une couche de blanco sur les "Oui!" que je remplaçai par des "Non!" avec mon stylo musclé, avant de remplacer le "Non!" par un "Oui!".
Puis je raccrochai les deux dessins ensemble sur le panneau.
Je vous tiens au courant de la suite de ce qui s'annonce être un débat politique de haut vol dans cette antre de la liberté d'expression et de l'esprit critique.

UPDATE : bon ben en fait pétard mouillé : personne ne l'a enlevé ni n'a fait aucune remarque. Soit c'est des couilles molles, soit ils ont l'esprit un peu plus ouvert que ce que je pensais. J'hésite à surenchérir en écrivant "NON" par terre à la bombe à peinture et en chiant dessus pendant la récré de 10h30. Faut voir.