Entre deux feux
Chers lecteurs, chères lectrices, citoyens du monde, teckels nains et mésomorphes andalous,
me revoilà en ligne pour vous rassurer sur ma santé et parler de ma longue absence. Ca fait bien longtemps que je n'ai rien écrit, malgré les appels lancés dans les commentaires. Je me trouve dans une situation difficile... D'un côté, de nombreuses personnes visitent régulièrement mes chroniques, à en croire le compteur de la page d'accueil. J'ai envie de satisfaire ces fidèles, je me sens une obligation envers eux. D'un autre côté, je n'ai pas toujours envie d'écrire, je n'ai pas forcément les idées ou le temps, et je ne veux surtout pas que ce blog devienne une obligation, une contrainte; je ne veux pas me retrouver dans la position d'un chroniqueur salarié qui, chaque jour, ressent l'angoisse de la page blanche et doit coûte que coûte pondre ses lignes quotidiennes. Je veux que cette page reste pour moi un plaisir défouloir que je satisfais à mon bon vouloir.
Je suis donc pris entre deux feux : celui de vous décevoir par mon silence, et celui de m'imposer une contrainte de résultat. De ce Charybde et de ce Scylla, je préfère encore fermer ma gueule tant que je n'ai rien à dire. Croyez moi, j'en suis sincèrement désolé pour ceux qui attendent des mises à jour plus fréquentes. Mais quand je me force à écrire, mes posts deviennet creux - et je ne veux surtout pas ça.
Par ailleurs, le (relatif) succès de ma page me met devant la contradiction dont est victime tout message subversif qui se répand... Prenez le rap et son message antisocial / anticapitaliste / contestataire : son succès même signe la disparition de son sens. Quelle crédibilité a-t-on lorsqu'on crache sur le pouvoir de la monnaie dans la société, lorsqu'on déplore la misère du ghetto et qu'on produit des clips à ouate millions de brouzoufs avec des hummers et des chaînes en or, qu'on vend des centaines de milliers de CD ? Qu'on le veuille ou non, le succès signe l'échec. Même chose ici : à quoi ça ressemble, un misanthrope apprécié par les autres? Faut bien que je reste à l'écart et que je vous dise JE VOUS EMMERDE, sinon je suis cuit. Donc allez tous vous faire foutre, et revenez faire un tour par ici de temps en temps, il me viendra bien des idées et des conneries dont je vous ferai part. Mais n'attendez pas de moi la régularité salariée d'un chroniqueur assermenté.
A part ça, après une longue période de flou artistique, le bd-blog avec Lastep devrait bientôt connaître un nouveau... enfin un départ. See you there!
me revoilà en ligne pour vous rassurer sur ma santé et parler de ma longue absence. Ca fait bien longtemps que je n'ai rien écrit, malgré les appels lancés dans les commentaires. Je me trouve dans une situation difficile... D'un côté, de nombreuses personnes visitent régulièrement mes chroniques, à en croire le compteur de la page d'accueil. J'ai envie de satisfaire ces fidèles, je me sens une obligation envers eux. D'un autre côté, je n'ai pas toujours envie d'écrire, je n'ai pas forcément les idées ou le temps, et je ne veux surtout pas que ce blog devienne une obligation, une contrainte; je ne veux pas me retrouver dans la position d'un chroniqueur salarié qui, chaque jour, ressent l'angoisse de la page blanche et doit coûte que coûte pondre ses lignes quotidiennes. Je veux que cette page reste pour moi un plaisir défouloir que je satisfais à mon bon vouloir.
Je suis donc pris entre deux feux : celui de vous décevoir par mon silence, et celui de m'imposer une contrainte de résultat. De ce Charybde et de ce Scylla, je préfère encore fermer ma gueule tant que je n'ai rien à dire. Croyez moi, j'en suis sincèrement désolé pour ceux qui attendent des mises à jour plus fréquentes. Mais quand je me force à écrire, mes posts deviennet creux - et je ne veux surtout pas ça.
Par ailleurs, le (relatif) succès de ma page me met devant la contradiction dont est victime tout message subversif qui se répand... Prenez le rap et son message antisocial / anticapitaliste / contestataire : son succès même signe la disparition de son sens. Quelle crédibilité a-t-on lorsqu'on crache sur le pouvoir de la monnaie dans la société, lorsqu'on déplore la misère du ghetto et qu'on produit des clips à ouate millions de brouzoufs avec des hummers et des chaînes en or, qu'on vend des centaines de milliers de CD ? Qu'on le veuille ou non, le succès signe l'échec. Même chose ici : à quoi ça ressemble, un misanthrope apprécié par les autres? Faut bien que je reste à l'écart et que je vous dise JE VOUS EMMERDE, sinon je suis cuit. Donc allez tous vous faire foutre, et revenez faire un tour par ici de temps en temps, il me viendra bien des idées et des conneries dont je vous ferai part. Mais n'attendez pas de moi la régularité salariée d'un chroniqueur assermenté.
A part ça, après une longue période de flou artistique, le bd-blog avec Lastep devrait bientôt connaître un nouveau... enfin un départ. See you there!
