Chroniques d'un sociopathe misanthrope

17.1.05

Elections et QI

Voilà, fin du week-end (ben oui, les week-ends de prof ça se termine le lundi soir), nouvel article. Il y a deux mois, dans un lointain pays à l'ouest de l'Europe (ou à l'est si vous partez dans l'autre sens et que vous faites le tour de la terre, mais il faudrait être un peu con quand même), le peuple était appelé à élire son président. L'homme le plus puissant de la planète, on dit dans le films de série B, capable de déclencher le feu nucléaire sur l'ensemble du globe, d'interdire aux gens de manger des kebabs et de les obliger à tuer des teckels nain avec des appareils ménagers. Celui qu'ils ont choisi pour remplir cette tâche est un demeuré, ancien (?) alcoolique, illettré, borné, ignorant et fanatique. Il s'appelle George Deubeuliou Bush.
Un bref coup d'oeil sur la carte électorale américaine (voir ici) nous montre que les états où le QI est le plus élevé ont voté dans leur quasi-totalité pour son adversaire, le démocrate John Kerry (peut-être pas brillant, mais quand même moins con). Par contre, les états ayant voté républicain se caractérisent par la stupidité des électeurs. On aura alors vite fait d'en conclure que plus les gens sont cons, plus ils sont susceptibles d'élire un de leurs semblables (un con, donc) ce qui, avouons-le, peut tout de même finir par poser certains problèmes.
"Oui, mais c'est la démocratie", me direz-vous. Je vous pose alors la question :
"Le peuple a-t-il tous les droits"?
"Ben oui, c'est ça la démocratie".
"Alors, qu'est-ce donc que vous reprochez à Hitler? Il a agi sur mandat, démocratiquement élu par le peuple allemand, de façon tout à fait régulière".
Et non, le peuple n'a pas tous les droits. Il n'a pas le droit de se soumettre à l'autorité d'un détraqué ou d'un débile. Malheureusement, comment faire pour limiter les excès d'une majorité aussi ignorante, bornée et dangereuse que le pantin qu'elle élit? C'est simple : en l'empêchant de voter.
Jusqu'en 1848 en France, le suffrage était censitaire - ne pouvaient voter que ceux qui s'acquittaient du cens, somme à verser pour accéder au droit de vote. On passa alors au suffrage universel : tout le monde peut voter (les femmes en 1944). On est aussi passé par le stade du suffrage capacitaire, qui accordait le droit de vote en fonction du diplôme. Mes suggestions vont un peu dans ce sens. Rétablissons un suffrage capacitaire basé sur l'intelligence du candidat au droit de vote.
Le diplôme est un indicateur injuste, et je ne suis pas sûr que le QI en soit un bien meilleur. Mais un questionnaire de culture générale, deux ou trois mini dissertations sur un sujet économico-socio-politico-historique, histoire de tester la capacité de réflexion du bonhomme, et hop! on arrive à déterminer à peu près qui est bon pour le service. Il ne s'agit pas ici de censurer des opinions politiques, simplement de vérifier que les hommes et les femmes qui vont décider du destin de leur pays ne sont pas des abrutis, qu'ils ont un minimum d'esprit critique, de culture et de réflexion. C'est tout ce qu'on demande à un CITOYEN, mais malheureusement bien peu l'ont, que ce soit aux Etats-Unis, en France ou ailleurs : la grande majorité des gens est désespérément stupide (c'est d'ailleurs la principale raison d'être de cette page).
L'exercice responsable de la citoyenneté s'apprend, il n'est pas naturel. A ceux qui refusent de l'apprendre ou en sont incapables, on interdit le vote. Les peuples ont le pouvoir de disposer d'eux-mêmes, mais il est nécessaire de les protéger d'eux-mêmes. C'est sans doute malheureusement le prix à payer pour sauvegarder un semblant de raison à la tête de nos pays.
Vous allez me traiter de dictateur, de facho ou de réactionnaire. Je me contente de vous renvoyer aux erreurs monumentales et tragiques commises par les peuples des quatre coins du monde; une majorité d'abrutis fait subir au reste (du monde) les conséquences de leur choix d'un dirigeant comme eux.
J'arrive au bout de ce post pseudo-philosophique pas très marrant, mais je tenais à vous en parler. Je concluerai en paraphrasant Georges Clemenceau, pour qui "la guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires". De même, la démocratie est une chose trop grave, sérieuse et puissante pour être confiée à des tarés.