<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432</id><updated>2012-01-21T00:58:45.987+01:00</updated><title type='text'>Chroniques d'un sociopathe misanthrope</title><subtitle type='html'>If we weren't all crazy, we'd just go insane - Jimmy Buffett</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>28</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-114148277719235385</id><published>2006-03-04T15:17:00.000+01:00</published><updated>2006-03-04T15:32:57.240+01:00</updated><title type='text'>Entre deux feux</title><content type='html'>Chers lecteurs, chères lectrices, citoyens du monde, teckels nains et mésomorphes andalous,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;me revoilà en ligne pour vous rassurer sur ma santé et parler de ma longue absence. Ca fait bien longtemps que je n'ai rien écrit, malgré les appels lancés dans les commentaires. Je me trouve dans une situation difficile... D'un côté, de nombreuses personnes visitent régulièrement mes chroniques, à en croire le compteur de la page d'accueil. J'ai envie de satisfaire ces fidèles, je me sens une obligation envers eux. D'un autre côté, je n'ai pas toujours envie d'écrire, je n'ai pas forcément les idées ou le temps, et je ne veux surtout pas que ce blog devienne une obligation, une contrainte; je ne veux pas me retrouver dans la position d'un chroniqueur salarié qui, chaque jour, ressent l'angoisse de la page blanche et doit coûte que coûte pondre ses lignes quotidiennes. Je veux que cette page reste pour moi un plaisir défouloir que je satisfais à mon bon vouloir.&lt;br /&gt;Je suis donc pris entre deux feux : celui de vous décevoir par mon silence, et celui de m'imposer une contrainte de résultat. De ce Charybde et de ce Scylla, je préfère encore fermer ma gueule tant que je n'ai rien à dire. Croyez moi, j'en suis sincèrement désolé pour ceux qui attendent des mises à jour plus fréquentes. Mais quand je me force à écrire, mes posts deviennet creux - et je ne veux surtout pas ça.&lt;br /&gt;Par ailleurs, le (relatif) succès de ma page me met devant la contradiction dont est victime tout message subversif qui se répand... Prenez le rap et son message antisocial / anticapitaliste / contestataire : son succès même signe la disparition de son sens. Quelle crédibilité a-t-on lorsqu'on crache sur le pouvoir de la monnaie dans la société, lorsqu'on déplore la misère du ghetto et qu'on produit des clips à ouate millions de brouzoufs avec des hummers et des chaînes en or, qu'on vend des centaines de milliers de CD ? Qu'on le veuille ou non, le succès signe l'échec. Même chose ici : à quoi ça ressemble, un misanthrope apprécié par les autres? Faut bien que je reste à l'écart et que je vous dise JE VOUS EMMERDE, sinon je suis cuit. Donc allez tous vous faire foutre, et revenez faire un tour par ici de temps en temps, il me viendra bien des idées et des conneries dont je vous ferai part. Mais n'attendez pas de moi la régularité salariée d'un chroniqueur assermenté.&lt;br /&gt;A part ça, après une longue période de flou artistique, le bd-blog avec Lastep devrait bientôt connaître un nouveau... enfin un départ. See you there!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-114148277719235385?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/114148277719235385/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=114148277719235385' title='58 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/114148277719235385'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/114148277719235385'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2006/03/entre-deux-feux.html' title='Entre deux feux'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>58</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-113199990127822920</id><published>2005-11-14T21:19:00.000+01:00</published><updated>2005-11-14T21:28:55.660+01:00</updated><title type='text'>A vos bookmarks...</title><content type='html'>...un nouveau site voit le jour sous la houlette de mon aura charismatique universellement admirée par tout le monde partout de tout temps. Bon j'ai pas pu le faire tout seul, je me suis ramassé un boulet, Lastep qu'il s'appelle (ou Overstep, ça dépend, il est un peu schizo), pour m'accompagner dans cette folle aventure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sinistre individu est dessinateur (enfin un truc comme ça), notre site sera donc une bd-blog. Vous pouvez déjà aller admirer les productions de mon acolyte &lt;a href="http://overstep.biz"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre nouveau bébé, toujours en construction, est &lt;a href="http://checkspire.free.fr/dotclear/"&gt;par ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;A bientôt là-bas!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-113199990127822920?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/113199990127822920/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=113199990127822920' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/113199990127822920'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/113199990127822920'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2005/11/vos-bookmarks.html' title='A vos bookmarks...'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-113198060753371332</id><published>2005-11-14T15:59:00.000+01:00</published><updated>2005-11-14T16:03:27.533+01:00</updated><title type='text'>Radar</title><content type='html'>J'ai, dans ma grande vanité, ajouté un petit compteur de visites, histoire de voir combien de désoeuvrés traînent par ici. Si vous voulez flatter mon ego, posez vos clés sur la touche "F5" et votre navigateur ouvert sur mes Chroniques dès que vous quittez votre PC. Ca va faire grimper le compteur. Merci!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-113198060753371332?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/113198060753371332/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=113198060753371332' title='29 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/113198060753371332'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/113198060753371332'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2005/11/radar.html' title='Radar'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>29</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-113180408817754839</id><published>2005-11-12T14:06:00.000+01:00</published><updated>2005-11-12T15:09:15.483+01:00</updated><title type='text'>De l'unicité d'un membre et des problèmes vestimentaires qui en découlent</title><content type='html'>Ca me ferait vraiment chier d'être manchot d'un bras ou unijambiste. Déjà parce que ça gêne considérablement l'activité quotidienne normale, mais surtout parce que ça pose des problèmes d'habillement frustrants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En passant hier devant une boutique Longchamp, je vois un gant en peau de cul de chamois avec une étiquette 140€. Je me suis demandé si c'était LE gant 140€, ou la paire, auquel cas ça nous met le gant à 70€. Réflexion qui suscita immédiatement dans mon cerveau bousillé l'interrogation suivante : "Et si t'as qu'un bras, tu te fais bien enculer à acheter une paire de gants dont tu ne mettras qu'une main". La même pensée surgit à la vue de la paire de pompes à 350€ juste à côté (putain mais j'oserais même pas marcher avec des grolles à ce prix là, ou alors je mettrais des sacs plastique autour pour pas les abîmer).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, comment font les manchots et les unijambistes? Vous croyez qu'ils achètent systématiquement les paires et qu'ils balancent la main ou le pied qui ne leur sert à rien? Ou que chez eux ils ont un placard où ils entassent tous ces inutiles surplus? Parce que je vois mal un commerçant accepter de vendre juste une chaussette droite ou un gant gauche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca me fait aussi penser que mettre des lunettes aux aveugles, c'est vraiment un coup vachard, faut pas se foutre de leur gueule comme ça. Vous croyez qu'ils savent à quoi ça sert, les lunettes, les aveugles? C'est comme si on attachait une paire de pompes au cou d'un cul de jatte. C'est dégueulasse. En plus on peut s'amuser à leur mettre des lunettes ridicules en forme de bite avec des triples foyers, ils s'en rendraient même pas compte, les "non voyants", comme on dit. Ils peuvent même pas choisir la paire qui leur plaît, on leur offre pas de deuxième paire à un euro... bref ils se font vraiment niquer ces pauvres aveugles : ils y voient rien, on se fout de leur gueule en leur vendant des lunettes moches qui servent à rien et on peut leur faire des bras d'honneur dans la rue sans qu'ils s'en rendent compte. Je suis vachement content de pas être aveugle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais revenons-en à nos moutons à trois pattes. Comme les commerçants ne veulent pas détailler les chaussettes, les chaussures et les gants et que les manchots n'ont pas envie de se retrouver avec des surplus inutiles sur &lt;strike&gt;les&lt;/strike&gt; le bras, voilà comment je pense qu'ils s'organisent. Vous conviendrez que tous les manchots ne le sont pas du même bras, même chose pour les unijambistes. On a donc des handicapés qui se retrouvent avec des pompes droites en rab, et d'autres avec des gauches. Mais les unijambistes droite aimeraient peut-être avoir d'autres chaussures, parce que quand on marche sur une seule jambe on doit user plus vite ses souliers. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et oui, car quand vous vous marchez un kilomètre à pied, votre pied gauche fait 500 mètres d'effort et le droit 500 mètres, alors que chez l'unijambiste c'est le même peton qui s'y colle pendant tout le parcours. Heureusement qu'ils n'ont qu'une jambe du coup, sinon il y en aurait une démesurément musclée par rapport à l'autre. Ce détail qui vous avait peut-être échappé pose d'ailleurs problème quand un randonneur unijambiste se joint à des randonneurs bijambistes, car quand ceux-ci chantent "un kilomètre à pied" (vous remarquerez qu'on ne met pas de "s" à "pied" dans cette expression, ce qui doit bien faire rager les unijambistes qui eux le font vraiment à pied et non à pieds), ben l'unijambiste a lui fait l'équivalent de DEUX kilomètres à pied, comme démontré ci-dessus. Donc il chante "deux kilomètres à pied", ce qui le désynchronise du groupe, renforce son sentiment de différence et d'exclusion, et pousse généralement le reste des randonneurs à le rouer de coups avant de le pousser dans un ravin ou, au mieux, de l'abandonner au bord du chemin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref. Les manchots et unijambistes ont tout intérêt à troquer leurs chaussettes et autres en rab contre le rab des amputés de l'autre membre. On donne sa chaussure gauche à un gars qui n'a plus que sa jambe gauche, et en échange il donne sa chaussure droite qui ne lui sert à rien. Comme ça vous payez effectivement une paire, mais vous vous retrouvez bien au final avec deux éléments utiles, grâce au fonctionnement magique du marché en situation de concurrence libre et non faussée, ce qu'aurait grandement facilité l'adoption du traité de constitution européenne. Reste bien sûr le problème des tailles et des pointures, mais je pense qu'il y a assez de handicapés pour que la loi des grands nombres s'applique et qu'on aboutisse à une nette amélioration du bien-être général de ces emmerdeurs qui nous squattent des grosses places de parking bleues au supermarché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui me fait penser que les panneaux "Si tu prends ma place, prends mon handicap" sont vraiment cons. Moi j'en ai rien à foutre de pousser mon caddie à une main comme un manchot pendant que je fais mes courses en dix minutes, si ça peut m'éviter de faire quinze tours de parking pour finir par me garer à deux kilomètres du supermarché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis donc très surpris de ne pas encore avoir vu de magazines "De manchot à manchot", ou "Unijambist'hebdo", où se rencontreraient les offres et demandes de tous les handicapés de France et de Navarro pour aboutir à un troc bienfaisant :&lt;br /&gt;"Loos-les-Lille, Manchot B.droit ch. gant rose à pois t.35 contre gant jaune à rayures, TBE, jamais servi, cause pas de bras droit".&lt;br /&gt;"Guebwiller, unijamb. g. offre botte modèle 3e Reich Point.42 contre Reebok Pump d.".&lt;br /&gt;Etc...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou alors de tels magazines existent, mais ils ne se vendent que sous le manteau, et servent en même temps à faire du trafic d'enfants, car il est de notoriété publique que les manchots sont, au même titre que les nains (les nains manchots à plus forte raison), de dangereux pédophiles. Et dire que je viens de passer tout ce temps à essayer de trouver un moyen d'aider cette bande de salopards tueurs d'enfants... Décidément, ma bonté me perdra.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-113180408817754839?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/113180408817754839/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=113180408817754839' title='27 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/113180408817754839'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/113180408817754839'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2005/11/de-lunicit-dun-membre-et-des-problmes.html' title='De l&apos;unicité d&apos;un membre et des problèmes vestimentaires qui en découlent'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>27</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-113128945079099984</id><published>2005-11-06T14:46:00.000+01:00</published><updated>2005-11-06T16:09:16.030+01:00</updated><title type='text'>Langue morte</title><content type='html'>Vous aurez remarqué que mes articles ont parfois donné lieu à des réactions violentes de la part de mes lecteurs, comme s'ils se sentaient particulièrement et individuellement visés par mes propos. C'est pour moi une grande victoire que d'arriver à faire ainsi la preuve de la puissance du verbe quand il est habilement utilisé (et j'aime à croire, sans aucune modestie, parce que quand même merde, que c'est le cas ici). Il semble que des mots bien choisis et assemblés visent au coeur de l'âme, en extirpent toutes les noirceurs et les bassesses, les placent devant l'individu et lui disent "tiens, regarde, c'est toi; tu le savais mais tu ne voulais pas l'admettre, ou tu ne le comprenais pas. Voilà le décryptage de ta bassesse". Et mettre un miroir déchiffrant en face des gens, ça les dérange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une phrase peut donc être infiniment plus dommageable qu'un coup, en cela qu'elle s'attaque au plus profond de l'être (ce qui n'empêche pas de combiner les deux, comme le dit si élégamment un psychopathe interviewé dans le remarquable "Bowling for Columbine" de Mickael Moore : "J'utilise le stylo, car il est plus puissant que l'épée... Mais je garde l'épée pour les cas où le stylo échoue").&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, cette arme redoutable, bien peu l'utilisent, et l'épée verbale s'émousse dangereusement au fil du temps, au fur et à mesure que les mots perdent leur sens. Car allez savoir pourquoi, mais la fin du XXe siècle a soudain décidé que des mots depuis toujours utilisés étaient devenus insultants. Fini les aveugles, bienvenue aux non-voyants. Adieu les gros, bonjour les individus en surcharge pondérale. Attention aux Arabes et aux Noirs, disons plutôt Reubeus et Reunois (par contre Blancs ça tient toujours, pas de Anbleus). Plus d'homosexuels mais des membres de la communauté gay, ce qui au passage est un acte de terrorisme linguistique et d'occupation verbale. Aujourd'hui, essayez pour voir d'utiliser le mot "gai" (si tant est que des gens savent encore que ce mot a été écrit avec un "i" et signifiait autre chose que "pédé") : invariablement, rire gras de tuner du Pas-de-Calais, sous-entendant lourdement "wah c'est quoi ce mot hey la honte, il parle des pédés". A un tel point qu'on a effectivement honte d'utiliser le mot "gai" comme synonyme de "joyeux", et que le sens de ce mot a quasiment disparu de la langue française, tout ça à cause d'une bande d'enculés qui imposent un néologisme anglo-saxon foireux visant à satisfaire les besoins de reconnaissance des homosexuels. Splendide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une perversité terrible se cache derrière ces néologismes (personnes issues de l'immigration, malentendants, techniciens de surface...). Les mots qui à l'origine désignaient ces personnes ne faisaient que ce travail de désignation, appelaient un chat un chat, comme on dit, sans aucun sous-entendu. Mais on a jugé que être noir, c'était humiliant, que femme de ménage était un sous-métier, que les gros étaient la lie de la société et que, par conséquent, il fallait trouver des termes mélioratifs pour redonner un peu d'estime de soi à tous ces cancrelats sociaux qui, notons-le bien, n'avaient rien demandé à personne. En inventant ces nouvelles appellations pathétiques, on n'a réussi qu'à stigmatiser ces personnes, en leur disant "bon, vous êtes vraiment que des merdes, mais comme on est gentils et qu'on a pitié de vous et de votre misérable condition, on va vous trouver un nouveau nom plus mieux qui cachera un peu la misère que vous incarnez". L'humiliation parfaite et raffinée, déguisée en humanisme. C'est génial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cette gangrène linguistique qui tue peu à peu le sens des mots s'étend partout. Jusque dans l'éducation nationale, où les cons qui tondent la pelouse et font la bouffe s'appellent maintenant "ATOS" (agents techniciens ouvriers de services), et les connes qui rangent les BD dans les CDI des "professeurs documentalistes". Ca me dégoûte tellement de les voir qualifiées de "professeurs" que je crois que je vais changer de métier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne peut donc plus rien dire, ou alors seulement selon la néo-terminologie dictatoriale pseudo-mélioratrice. On essaie de tuer notre langue et sa force, de faire disparaître les mots et leur puissance. Il est pourtant facile et jouissif de lutter contre cet endoctrinement auquel tout le monde se soumet. Amusez-vous à utiliser pleinement nos vrais mots, notre vraie langue, de la façon la plus acide qui soit. Jetez à la gueule de tous ces cons aseptisés la réalité de la misère du monde et de leur connerie, avec quelques piques verbales bien choisies. Vous verrez dans leurs yeux l'effroi scandalisé du faux-jeton dont on décortique l'abjection qu'on lui met sous le nez en lui disant "tiens, regarde, c'est toi". Et qui sait que vous avez raison.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-113128945079099984?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/113128945079099984/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=113128945079099984' title='15 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/113128945079099984'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/113128945079099984'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2005/11/langue-morte.html' title='Langue morte'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-113050002928137989</id><published>2005-10-28T13:22:00.000+02:00</published><updated>2005-10-28T13:47:09.333+02:00</updated><title type='text'>Back in action</title><content type='html'>Rebonjour tout le monde...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Désolé pour cette très longue pause, mais je n'avais plus beaucoup d'idées, pas trop envie d'écrire, d'autres trucs à faire... Piscine, bowling, viol de poneys, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit article de reprise tranquille, une fois n'est pas coutume, je vais répondre à un fidèle et amical lecteur qui visiblement a trouvé en ces murs virtuels un lieu de thérapie pour sa frustration. C'est bien, je sers à quelque chose, au moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ecoutons sans plus tarder la prose du monsieur :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"hehoooo espèce de sale fainéant de professeur"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Histoire de ne pas commencer par un cliché) Oui, bonjour aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"(enfin professeur c'est déjà un bien grand mot on est professeur de droit, de médecine ou dans une école d'ingénieur, etc."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, la bonne vieille mythification du prof de fac... On passera sur le fait que les profs de fac n'ont strictement rien à foutre de leurs étudiants, qu'ils ne sont d'ailleurs pas professeurs mais "maîtres de conférence", qu'ils n'ont pas le moindre talent pédagogique, puisque leur recrutement se fait par cooptation et non sur concours national comme dans l'enseignement secondaire. Sans compter que les horaires des "profs" de fac sont environ quatre fois inférieurs à ceux d'un prof du secondaire, et que le reste de leur temps est consacré à gaspiller l'argent du contribuable en effectuant de fumeux travaux de pseudo-recherche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"ce que tu fais s'apparente plus à de la garderie d'adolescents qui en ont rien à foutre de ce que tu leur racontes"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le métier d'enseignant est effectivement avant tout un métier d'éducateur. Maintenant, ce n'est pas parce que tu as loupé tes études, cher lecteur, qu'il faut croire que tout le monde va à l'école avec dégoût et dans le seul but de foutre la merde. Cela dit, je comprends, cher lecteur, que cette perspective te réconforte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"mais bon passons tu sais déjà très bien que tu es un minable)..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cher lecteur, t'aurais-je blessé par un de mes précédents articles pour que tu manifestes une telle haine à mon égard? As-tu un scooter, es-tu mou et chevelu, as-tu loupé tes études?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je reprends hehooo espèce de fainéant de professeur de sciences économiques et sociales (d'ailleurs si tu maitrisais correctement ton sujet tu devrais être riche pauvre abruti)"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca aussi c'est rigolo... Passons sur le fait que les SES ne sont pas une discipline qui enseigne l'art de s'enrichir... Le bon prof de SES est riche, le bon médecin n'est jamais malade, le bon plombier n'a jamais de fuites chez lui, et les cordonniers sont les plus mal chaussés. Par contre les cons sont des cons. Ouf.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"je vois que ton bloc"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(blog)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"commence à se péter la gueule plus de mise à jour tu hibernes surement"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(en été, toujours)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"(pour éviter les cons comme moi je sais je sais)."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, c'est inévitable, les cons, je me suis fait une raison. Au contraire, ici, c'est ma thérapie anti-cons, et tu seras sans doute fier d'avoir été l'étincelle qui rallume mon lance-flamme littéraire anti-cons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Pourtant ce ne sont pas les sujets d'actualité qui manquent.&lt;br /&gt;Petite fiotte tu as rien dans les bourses !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cher lecteur, la puissance de ton argumentation me laisse coi. Je souhaiterais nénanmoins te persuader de la plénitude de mon appareil testiculaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Allez je te laisse toi et ton tenia amusez vous bien et à la prochaine quand tu sortiras de la cyberléthargie."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sera toujours avec plaisir, cher lecteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"By fucK la MGN, at 7:39 PM"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans doute, cher lecteur, veux-tu parler de la MGEN... Mutuelle Générale de l'Education Nationale ? Ta volonté d'accomplir un acte sexuel à caractère coercitif, voire violent, sur la personne morale d'une compagnie d'assurance, me laisse perplexe.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-113050002928137989?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/113050002928137989/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=113050002928137989' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/113050002928137989'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/113050002928137989'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2005/10/back-in-action.html' title='Back in action'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-111804195344604919</id><published>2005-06-06T09:09:00.000+02:00</published><updated>2005-06-06T09:24:02.063+02:00</updated><title type='text'>Une page de pub</title><content type='html'>Bonjour à tous,&lt;br /&gt;en attendant de reprendre le clavier (là j'ai la flemme et pas trop d'idées, alors comme je ne suis pas bassement commercial, je préfère ne rien écrire plutôt que de faire de la merde juste pour vos beaux yeux), je vous conseille vivement d'aller dévorer le Blog de Frantico, sous forme de BD. Ce type est génial. Vous avez une planche par jour depuis le 1er janvier; ça devrait vous tenir occupés un moment. Bonne lecture.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.zanorg.com/frantico/"&gt;Le blog de Frantico&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-111804195344604919?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/111804195344604919/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=111804195344604919' title='17 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/111804195344604919'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/111804195344604919'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2005/06/une-page-de-pub.html' title='Une page de pub'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>17</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-111651733850589865</id><published>2005-05-19T17:35:00.000+02:00</published><updated>2005-05-23T22:26:00.096+02:00</updated><title type='text'>C'est la guerre !</title><content type='html'>Aujourd'hui en arrivant en salle des profs, je vois affiché sur un panneau un dessin. Un dessin représentant un troupeau de moutons qui se jettent d'une falaise en disant "Oui!". Et à côté, faisant demi-tour, retournant vers la sécurité du vert pâturage, un mouton noir qui dit "Non!". Inutile de vous expliquer le sens de cette oeuvre d'art brossée à la main par un collègue anonyme.&lt;br /&gt;Je décrochai donc calmement ce dessin, le photocopiai, appliquai une couche de blanco sur les "Oui!" que je remplaçai par des "Non!" avec mon stylo musclé, avant de remplacer le "Non!" par un "Oui!".&lt;br /&gt;Puis je raccrochai les deux dessins ensemble sur le panneau. &lt;br /&gt;Je vous tiens au courant de la suite de ce qui s'annonce être un débat politique de haut vol dans cette antre de la liberté d'expression et de l'esprit critique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;UPDATE : bon ben en fait pétard mouillé : personne ne l'a enlevé ni n'a fait aucune remarque. Soit c'est des couilles molles, soit ils ont l'esprit un peu plus ouvert que ce que je pensais. J'hésite à surenchérir en écrivant "NON" par terre à la bombe à peinture et en chiant dessus pendant la récré de 10h30. Faut voir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-111651733850589865?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/111651733850589865/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=111651733850589865' title='18 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/111651733850589865'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/111651733850589865'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2005/05/cest-la-guerre.html' title='C&apos;est la guerre !'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>18</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-111547226460011757</id><published>2005-05-07T15:19:00.000+02:00</published><updated>2005-05-07T15:24:24.656+02:00</updated><title type='text'>Un peu de culture</title><content type='html'>Pour les quelques uns d'entre vous qui seraient intéressés par des réflexions périodiques sur l'actualité politique et économique, je vous signale &lt;a href="http://optimum.tooblog.fr/"&gt;ce blog&lt;/a&gt;, tenu par un gars bien et propre sur lui - la preuve en est, il m'a convié à sa rédaction (il est un peu fou quand même, sachant qu'il connaissait mon blog).&lt;br /&gt;Ca vous fera des trucs intelligents à dire à René et Marcel quand vous irez boire le jaune au Café du Commerce le dimanche matin et que la conversation s'orientera vers les délocalisations.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-111547226460011757?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/111547226460011757/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=111547226460011757' title='32 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/111547226460011757'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/111547226460011757'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2005/05/un-peu-de-culture.html' title='Un peu de culture'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>32</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-111477714680614139</id><published>2005-04-29T14:14:00.000+02:00</published><updated>2005-04-29T14:19:06.806+02:00</updated><title type='text'>I had a dream</title><content type='html'>J'ai fait un rêve un peu bizarre. Un type était couché par terre, à poil. Un autre dévidait un treuil sur lequel étaient enroulés des dizaines de mètres de chapelets de boudin noir, que le type à poil avalait tout rond au fur et à mesure et qu'il chiait tout aussi vite sous forme d'un non moins long chapelet de matière fécale qui s'étendait de l'autre côté sur des dizaines de mètres. Un délégué du Guinness des Records était là avec son carnet et notait la performance pour officialiser le record.&lt;br /&gt;Je crois que je vais aller voir un psy, il aurait sûrement une interprétation passionante de ce rêve. Si vous avez des suggestions, je prends. Parce que desfois je me fais un peu peur tout seul.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-111477714680614139?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/111477714680614139/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=111477714680614139' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/111477714680614139'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/111477714680614139'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2005/04/i-had-dream.html' title='I had a dream'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-111469007848184189</id><published>2005-04-28T13:16:00.000+02:00</published><updated>2005-04-28T14:07:58.483+02:00</updated><title type='text'>Le monde à l'envers</title><content type='html'>Dans un de ces grands moments de paresse intellectuelle qui ne font pas de mal de temps en temps, je m'étais l'autre jour abandonné comme une loque à regarder sur TF1 je ne sais plus quelle chiotte télévisée (honnêtement, je ne sais plus de quoi ça parlait) présentée par l'innénarable Nikos Aglala... Alias... Agliananas... Bon vous voyez qui je veux dire. Je remarquai soudain que son noeud papillon n'était pas attaché et pendait, impeccablement repassé, ajusté, scotché et droit, le long du col de sa veste. La classe. Chacun sait qu'un noeud papillon est fait pour ne pas être attaché. Ca fait décoince'man, jeune présentateur dynamique qui ne s'embarasse pas des formalités vestimentaires ringardes, un gars proche de son public de moutons à la botte du chauffeur de salle (je crois que le plus exaspérant dans ces émissions, c'est les réactions "spontanées" du public, parfaitement coordonnées : "Booouuuuuuh!!!" "Clap clap clap" "Ha ha ha ha!!!"... réactions bien sûr dictées par un chauffeur de salle que suit cette bande de mollasse avilie au lieu de gueuler en direct "Ta gueule le bouffon qui gesticule avec ses panneaux, là bas!". Faudra que je me fasse inviter pour le faire un jour. Tiens, à ce propos, voyez le film "Mon idole" de Guillaume Canet, c'est excellent). Bref, revenons-en au noeud pap' défait de Nikos.&lt;br /&gt;Ce trait vestimentaire me paraît révélateur de la fausseté, de l'artificialté et de l'absurdité du monde. Ce détournement de l'usage des objets est pathétique. Nikos n'en est qu'un exemple : combien de ses collègues voit-on avec un bouton de chemise apparemment négligemment défait, mais qui a en fait été parfaitement étudié, le pli de la chemise en résultant ayant été repassé minutieusement et calculé au millimètre? Une barbe aspect "mal rasé", une mèche rebelle... Tenez, pour les cheveux, on a même fait un GEL DECOIFFANT (Dop). Ca me sidère. Moi si je veux être mal coiffé, je ne me coiffe pas... Je ne vais pas chez le coiffeur pour lui demander de me décoiffer. Mais non! C'est vachement mieux d'acheter un gel décoiffant. Je vous laisse imaginer le nombre de produits qu'on peut créer à partir de ce concept consistant à donner à un objet l'usage inverse de celui pour lequel il a été créé.&lt;br /&gt;On a donc déjà le noeud papillon défait pour faire peuple, le gel qui décoiffe pour pas faire trou du cul avec la raie dans les cheveux. Je propose le savon qui salit pour sortir du carcan hygiénique déplorable qu'on nous impose; l'eau sèche parce que j'en ai marre d'être mouillé en sortant de la douche; le caoutchouc pas élastique parce que sinon c'est chiant; les voitures qui ne roulent pas, parce que bwarffff, tout le monde en a une, de voiture qui roule, c'est has been, faut se distinguer! Paris a inauguré les restaurants silencieux où on ne communique que par notes écrites. On a fait la bière sans alcool, le sucre allégé. L'huile sans matière grasse, l'eau qui donne soif? La roue carrée, la passoire sans trous, le livre vierge et la télé sans images.&lt;br /&gt;Je ne sais pas où on veut en venir avec cette mise à l'envers du monde. Est-ce parce qu'on ne comprend pas le sens du monde qu'on l'en vide volontairement pour se rassurer? Est-ce un autre avatar de l'art moderne, une critique de la modernité et de sa diversité? Est-ce tout simplement que les gens sont complètement cons?&lt;br /&gt;Ce qui rassure, c'est que quand il s'agit de s'auto-détruire, le monde continue à tourner à l'endroit : on n'a pas encore inventé de bombe qui guérisse ses victimes. Ouf!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-111469007848184189?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/111469007848184189/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=111469007848184189' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/111469007848184189'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/111469007848184189'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2005/04/le-monde-lenvers.html' title='Le monde à l&apos;envers'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-111377985463633248</id><published>2005-04-18T01:16:00.000+02:00</published><updated>2005-04-18T01:17:34.636+02:00</updated><title type='text'>Vacances</title><content type='html'>Une semaine de vacances bien méritées après deux semaines chaud-bouillant où je n'ai pas pu écrire. Je reviens tout bronzé le 25 et j'envoie la purée dès la valise défaite. Bonnes vacances à vous - pour ceux qui y sont... Bwarf, bien fait pour les autres!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-111377985463633248?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/111377985463633248/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=111377985463633248' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/111377985463633248'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/111377985463633248'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2005/04/vacances.html' title='Vacances'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-111168233500390563</id><published>2005-03-24T17:18:00.000+01:00</published><updated>2005-03-24T17:45:45.270+01:00</updated><title type='text'>Losing my religion</title><content type='html'>Ces dernières semaines ont été, spirituellement parlant, les plus dures de ma misérable vie terrestre de poussière vouée à redevenir poussière, de morceau de terre glaise transformée en Homme par la toute-puissante main du divin créateur. Mon mentor, mon maître, mon gourou, mon Dieu vivant, mon idole, mon modèle, ma référence, ma bouée de sauvetage dans la vallée de l'ombre, est au crépuscule de sa vie. Je reformule en synthétisant : le pape est moitié baisé. Et le monde entier s'en émeut. Cet homme (du moins ce qu'il en reste) est le représentant de Dieu sur terre, bordel! et vous, vous trouvez ça marrant?!&lt;br /&gt;Pas moi. Je ne trouve pas drôle qu'au XXIe siècle, des gens croient toujours en Dieu. Si encore ils se contentaient de croire en silence et de foutre la paix aux autres... mais non! Ils nous bavent sur les couilles avec leurs saletés de cloches à la con à des heures pas possibles, dans des hectares d'église qu'on ferait bien mieux de descendre au C-4 pour y mettre à la place des parkings, des supermarchés et des HLM. Ils nous harcèlent au téléphone et jusque sur nos perrons pour nous convertir à la bonne parole, nous, mécréants païens communistes voués aux flammes de l'enfer pour l'éternité. &lt;br /&gt;Pire encore, ils dirigent des pays entiers en fonction de leurs croyances - et si vous venez de penser aux pays musulmans, je vous rappelle que le président des Etats-Unis d'Amérique clôt tous ses discours par "God bless America", qu'il jure sur la Bible, que ses conseillers et ses faucons sont des fanatiques religieux et que le nom de Dieu est sans cesse invoqué dans son discours - comme ça si ça merde, faudra aller se plaindre à l'église, pas à la maison blanche ou aux urnes.&lt;br /&gt;Les croyants des grandes religions monothéistes (je ne sais pas ce qu'il en est des autres) méprisent et dénigrent les autres religions. Parlez à un catho des religions qui vénèrent les crevettes ou le soleil, les arbres ou les vaches... Vous l'entendrez qualifier le peuple concerné de sauvages, de barbares sans civilisation, de primitifs pas évolués, de profonds crétins et d'obscurantistes. Mais expliquez-moi où est la différence entre se prosterner devant le soleil et chanter des cantiques à 200 dans une église sous les ordres d'un &lt;s&gt;pédophile&lt;/s&gt; prêtre? Pourquoi un crucifix est-il plus vénérable qu'un arbre? Pourquoi incarner sa divinité dans une crevette est-il moins civilisé que de ne pas l'incarner du tout?&lt;br /&gt;A choisir, je trouve bien plus pertinent de vénérer le soleil qu'une entité représentée par un bout de bois sculpté en crucifix.&lt;br /&gt;Mais non, les gens ne savent voir le monde que par le petit bout de la lorgnette, que par rapport à leur petite vie et leur petite expérience (il en va de même pour la culture en général, d'ailleurs - on appelle ça l'ethnocentrisme). Alors on trouve normal qu'un vieux chnoque polonais tout gâteux interdise aux gens de baiser, de mettre des préservatifs (on devrait lui faire un procès pour crime contre l'humanité en ce qui concerne son attitude par rapport au Sida en Afrique), d'être pédé ou de divorcer.&lt;br /&gt;On pourrait croire que la science et les Lumières ont fini par détruire l'obscurantisme - mais non, il se porte bien... et pas que dans les pays sous-développés qui, eux, au moins, ont une bonne excuse : quand la vie terrestre n'est que malheur et souffrances, on aime à croire qu'elle n'est qu'une épreuve, une étape avant une autre vie meilleure dans l'au-delà. Non, les pays prétendus civilisés sont toujours sous l'emprise des religions. Les croisades continuent.&lt;br /&gt;La religion tue... Non, je me trompe. La religion n'y est pour rien. Encore une fois, ce sont les hommes qui font et interprètent la religion de façon à en faire un motif de violence, ce sont eux qui tuent. Si vous enlevez la religion, ils trouveront une autre raison pour s'entre-masacrer. Difficile de se dissocier du reste de l'humanité, mais en conchiant la religion, j'ai quand même la consicence un peu plus tranquille. Allez savoir, j'arriverai peut-être même à gagner ma place au paradis. Amen.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-111168233500390563?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/111168233500390563/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=111168233500390563' title='37 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/111168233500390563'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/111168233500390563'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2005/03/losing-my-religion.html' title='Losing my religion'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>37</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-110996058650788209</id><published>2005-03-04T19:20:00.000+01:00</published><updated>2005-03-04T19:23:06.506+01:00</updated><title type='text'>Petit break</title><content type='html'>Fin de trimestre, paquets de copies, bulletins à remplir, conseils de classe, plein de trucs chiants à faire... et du coup pas trop de temps pour vomir mes inepties rhétoriques sur ce coin de toile. Mais vous en faites pas, je suis toujours là, dans l'ombre, à guetter tous les cons, et je reviens très bientôt (semain prochaine?). Restez groupés! Merci de votre patience.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-110996058650788209?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/110996058650788209/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=110996058650788209' title='37 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/110996058650788209'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/110996058650788209'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2005/03/petit-break.html' title='Petit break'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>37</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-110918436227239878</id><published>2005-02-23T18:04:00.000+01:00</published><updated>2005-02-23T19:54:30.443+01:00</updated><title type='text'>P.R.O.F.S.</title><content type='html'>Pour ceux qui ne l'auraient pas encore lu dans les commentaires et qui s'interrogent nuit et jour sur l'activité professionnelle qui me permet de nourrir les enfants que je n'ai pas, je suis un humble mais valeureux fonctionnaire du mammouth éducatif. Je suis un con de prof, oui.&lt;br /&gt;J'évite autant que possible cette boîte de conserve à conneries qu'est la salle des profs, mais il faut bien y passer de temps en temps pour vider le casier des cochonneries de tracts des syndicats et pour pisser dans la cafetière. Ces rares moments privilégiés sont immanquablement l'occasion de m'imprégner de la bêtise du corps enseignant, dont je vais tâcher de vous donner un bref aperçu.&lt;br /&gt;Négligemment vautré dans un fauteuil (cette salle a le mérite d'être très confortable) en compulsant les pages du "Monde" (de la veille) comme le bon prof intello-gaucho que je suis, j'examine du coin de l'oeil, à travers les trous que je perce dans le journal, les allées et venues de mes couillons de collègues. Voilà la prof de français qui arrive tel un taureau en furie, en martelant le sol de ses gros pieds sur le chemin de son casier. Après avoir fouillé dans son merdier pendant cinq bonnes minutes, elle claque violemment la porte du casier et la ferme à clé, enlève la clé et la met au fond de sa poche. &lt;br /&gt;"Ben euh Françoise, t'es parano?" (lui demande-je, sociable comme d'habitude).&lt;br /&gt;"Nan mais dedans y a les sujets du devoir de terminale et je veux pas qu'ils les volent!!! Gniiiihhhh" - et elle repart au pas de charge.&lt;br /&gt;Mais voui bien sûr, où avais-je la tête! Il est fréquent que les élèves s'infiltrent subrepticement dans la salle des profs (déguisés en proviseur la plupart du temps), ouvrent les casiers des profs et repartent avec leur contenu sous le bras en toute impunité. Tiens ça me donne une idée : je vais lui forcer son casier au pied de biche pour confirmer ses pires craintes, et elle sera obligée de refaire un sujet. Morue, va.&lt;br /&gt;Là-dessus arrive une prof de philo (tarée, cela va sans dire) avec deux quignons de pain rassis à la main, qu'elle jette dans un carton posé dans un coin : cette gaga a un âne chez elle, et c'est le corps enseignant qui nourrit le brave animal en socialisant sa réserve de bouts de pain (déjà qu'on a du mal à gagner notre vie, si en plus on gaspille comme ça...).&lt;br /&gt;En me levant pour m'écarter un peu de cette folle, je croise une autre prof en train de se goinfrer de Kit Kat qu'elle vient de sortir de son casier converti en garde-manger : point de sujets de devoir ici, mais que de la bouffe (encore un casier qu'il va falloir que je force). Juste après avoir échappé au prof de math schizophrène qui essayait de choper tout ce qui lui passait à portée de main pour lui expliquer en quoi, aux échecs, la variante Saemisch de la défense sicilienne était favorable au joueur ayant un pion en e5, thèse étayée par un modèle mathématique à 15000 équations qu'il avait élaboré pendant le week-end, je bute sur le prof d'histoire syndicaliste extrémiste acharné qui brandissait son dernier pamphlet anti-gouvernemental en vociférant à la cantonnade - j'en profite pour lui faire remarquer qu'il a fait une faute d'orthographe et que le ministre de l'éducation ne s'appelle pas Fillion mais Fillon, et que ça la fout mal de pas connaître le nom de son employeur - il a eu l'air vexé.&lt;br /&gt;A peine sorti de ce traquenard, j'entends le prof d'EPS détailler à sa collègue la répartition des notes obtenues en ping-pong par ses élèves - "Alors là y a 25% des garçons qui ont eu plus de 12 alors que sur l'ensemble on a une médiane à 9 et que si on prend les filles qui ont eu moins de 7 on en a seulement 4 mais si on compare à la moyenne des garçons de moins d'1,70m dont la mère joue du pipeau dans un bordel tchèque on obtient une..." ooooh! C'est fou le manque de légitimité et de crédibilité dont souffrent les profs d'EPS et la façon qu'ils ont de vouloir être reconnus : pour ça, ils te sortent des stats parfaitement inutiles, espérant que ça va leur donner d'un coup un statut respectable. Mais nan les mecs, vous êtes juste des beaufs en survêt' moule bite lycra avec l'élastique sous le pied, vous êtes idiots et bornés, et tout ce que vous faites c'est essayer de faire régner un peu d'ordre dans une bande de merdeux déchaînés qui ont envie de jouer au foot et à qui vous prétendez enseigner... quoi d'ailleurs? Tant qu'on est dans le registre des imposteurs (qui d'ailleurs s'étend à 90% au moins de l'éducation nationale - nan nan pas moi bande de cons!), je voudrais saluer au passage mes ami(e)s documentalistes... Aaah les documentalistes, ces ex-profs bordélisés qui ont quitté leur classe après une dépression nerveuse mais qui se sont incrustés dans l'EN et qui sévissent désormais dans les CDI, ces radasses qu'on essaie de nous faire passer pour des membres à part entière de la communauté éducative alors que ce sont juste des ramassis de cruchasses qui ne sont bonnes qu'à ranger des livres sur des étagères! Et un p'tit bonjour aux CPE aussi, ces ex-sergents instructeurs frustrés et racistes qui distribuent les heures de colle à la pelle de manière arbitraire, ces professionnels de l'abus de pouvoir, ces caricatures du petit chef fonctionnaire arrogant imbu de sa personne.&lt;br /&gt;Mais revenons-en à mon parcours dans le champ de mine de la salle des profs : je me retrouve nez à nez avec une prof d'anglais en sanglots parce qu'un élève l'a traitée (à juste titre d'ailleurs) de vieille peau (ça sent la dépression et l'arrêt maladie, chouette), puis sur deux profs en train de failloter de la manière la plus avilissante qui soit avec le proviseur - et ouais la note administrative c'est lui qui la met. Proviseur qui, soit dit en passant, sort son chien en le passant par la fenêtre de son bureau (du rez-de-chaussée, je vous rassure pour la santé du quadrupède canin). Deux pas plus loin, le prof d'informatique, geek par excellence, mal rasé et grosses lunettes, est en train d'expliquer à une andouille de prof d'espagnol que non, couper le courant du lycée n'est pas le seul moyen d'éteindre l'ordinateur après avoir saisi ses notes. Pendant ce temps un abruti aura bousillé la photocopieuse en coinçant du papier partout, un autre se sera coupé le doigt avec le massicot (non je n'y suis pour rien) et le reste passera son temps à dire du mal des élèves en buvant du café dégueulasse à 40 centimes le gobelet - parce que si vous vous demandiez de quoi parlent les profs dans ce sanctuaire qu'est leur salle, la réponse est : DES ELEVES - et en mal uniquement. C'est là que ressort toute leur frustration, c'est là qu'ils collectivisent leur incompétence pour mieux la supporter, réconfortés d'avoir des collègues aussi nuls qu'eux mais gênés dès que quelqu'un ne se prête pas à leur jeu de lamentations masturbatoires mutuelles - ce qui m'a valu bon nombre d'ennemis : &lt;br /&gt;"T'as vu comme les 2de 2 sont nuls et comme ils mettent le bazar?"&lt;br /&gt;"Ah nan moi ça se passe très bien, ça doit venir de toi, pas de la classe"&lt;br /&gt;Et je passe pour un prétentieux ou un refoulé qui a des problèmes mais qui a peur d'en parler - mais ils ont renoncé à creuser la question devant les profondes marques d'hostilité que je manifestais à leur égard.&lt;br /&gt;La salle des profs est un lieu de rassemblement de dépressifs chroniques, un cercle de soutien psychologique, un exutoire pour profs frustrés, bordélisés, incompétents, hypocrites, agressifs, méchants, bêtes et sournois. Bref, une excellente vitrine de la population française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*** Avis à mes lecteurs : j'ai encore quelques sujets en stock, mais il se peut que j'arrive bientôt à court d'idées. Si vous avez des suggestions, vous êtes les bienvenus. Merci de les laisser en commentaire ou par mail : VilCoyote@email.com.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-110918436227239878?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/110918436227239878/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=110918436227239878' title='48 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/110918436227239878'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/110918436227239878'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2005/02/profs.html' title='P.R.O.F.S.'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>48</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-110820505576650390</id><published>2005-02-12T10:32:00.000+01:00</published><updated>2005-02-12T11:58:01.686+01:00</updated><title type='text'>Vive le petit commerce</title><content type='html'>Comme j'avais tenté de calmement vous l'expliquer dans l'article "Client suivant", j'ai du mal à supporter la promiscuité nauséabonde des grandes surfaces, et je parlais donc de me rabattre sur le petit commerce. Il va sans dire que l'expérience fut peu concluante, mais ça ira quand même mieux en le disant (mon docteur me conseille de me servir de ce blog comme régulateur de tension artérielle et comme moyen de limiter mes poussées pustuleuses sur l'orteil gauche).&lt;br /&gt;J'étais donc chez le torréfacteur (rappel pour mes incultes lecteurs : non, le torréfacteur n'est pas le type qui tue les taureaux avec des fourchettes à barbecue, et non, ce n'est pas non plus l'alcoolique qui met du courrier dans votre boîte aux lettres. C'est celui qui vend du café), le même depuis toujours (23 ans). Ce pauvre vieux est complètement gaga : chaque fois qu'il me voit, j'ai droit au "Ooooooooh je me souviens quand vous étiez bébé vous étiez dans votre poussette (*nan sans blague*) avec vos cheveux blonds bouclés gnagnagna" - et ce débris qui raconte ça à tout le magasin, à CHAQUE fois. Je prends mon mal en patience en bourrant discrètement son teckel nain de violents coups de pied. Et bien sûr ce connard se rappelle la tête de chiard que j'avais y a 23 ans, mais se rappeler le même mélange qu'il me vend depuis 23 ans, deux fois par mois, ça, non, trop dur. &lt;br /&gt;"Et qu'est ce que je vous seeeers?"&lt;br /&gt;"Une côtelette pas trop pourrie et une boîte de clous, comme d'habitude".&lt;br /&gt;En général, il y a devant moi deux vieilles morues qui ont que ça à branler de tester tout le magasin : elles sentent tous les thés (comme la cigale), se renseignent sur la taille de la bite des braves esclaves qui ont récolté le café ("Oh bah tu sais Germaine y paraît que ces gens-là mangent des vers de terre"), &lt;br /&gt;"Et votre femme comment ça va?"&lt;br /&gt;"Ben elle est toujours dans le coma, ça a pas changé depuis quatre ans (salope)"...&lt;br /&gt;Alors au bout de trois minutes d'attente, j'en prends une et je la jette dans la torréfacteuse (non, pas la femme du torréfacteur, mais la grosse machine qui chauffe à mort avec l'hélice qui tourne). C'est affreux y a de la viande grillée partout contre les murs (ça me rappelle qu'il faut que je passe chez le boucher), ça hurle et ça gicle, j'en profite pour balancer le teckel à sa suite, je coince la tête du torréfacteur dans sa saleté de boîte de bonbons et je vais me servir moi-même.&lt;br /&gt;Chez le boucher, c'est toujours un grand moment d'attente fébrile pour savoir si, oui ou merde, il va finir par se trancher la main tout net d'un bon coup de hachoir en loupant mon steak; pour l'instant mes attentes ont été déçues, mais je ne désespère pas (surtout si c'est un apprenti). Moi si j'étais boucher, je couperais les mains de mes apprentis et je les enfermerais trois jours dans la chambre froide pour leur faire comprendre une bonne fois pour toutes qu'ils avaient qu'à mieux travailler à l'école.&lt;br /&gt;Je vous passe les détails (les détaux? merde, j'aurais dû mieux travailler à l'école) de la boulangère dépressive qui renifle dans les croissants, du primeur front national qui vous prend à témoin du léger excès supposé des flux migratoires internationaux sur le territoire français (là je donne une forme académique politiquement correcte, mais en vrai c'est "Nan mais y a trop de bougnoules et de bamboulas chez nous, j'ai pas raison?") et du poissonnier à bec de lièvre qui pue (le poissonnier, pas le bec de lièvre. Quoique... je suis pas allé vérifier de près). &lt;br /&gt;L'avantage des supermarchés, c'est que la caissière ne te pète pas les rouleaux à te parler du temps qui fait, de l'amputation du bras de son beau-frère ou de la justification d'une dérogation de la Banque Centrale Européenne à la doctrine monétariste des taux d'intérêt nominaux à long terme en fonction du contexte inflationniste des matières premières cotées à Chicago (ce dernier cas étant plus rare). La caissière encaisse et te fout la paix. C'est bien gentil de geindre sur la "convivialité du petit commerce qui se perd à cause de l'anonymat des grandes surfaces", du "lien social créé par le commerce de proximité", mais moi je voudrais faire les courses EN PAIX bordel, pas qu'un abruti de commerçant essaie de faire ami-ami avec moi, qui n'en ai rien à branler de sa gueule de poujadiste. Sers-moi, encaisse et TAIS-TOI! En fait je crois que la clientèle du petit commerce est pire que celle des grandes surfaces, parce qu'elle se donne cet air à la mode de retour aux sources, à la tradition, à la qualité, que les petits commerces sont censés illustrer (toutes ces conneries de "pain d'antan", de "recette comme autrefois" : tu vas voir mon con, je vais te faire bouffer un pain comme au XVIe siècle, tu vas te morfler une chtouille d'enfer à en rester cloué au trône pendant deux semaines, on en reparle après). Encore une fausse mode faussement anti-consumériste.&lt;br /&gt;Alors comment je fais moi? J'ai le choix entre tous les cassos crasseux du supermarché ou tous les bobos casse-couilles du petit commerce. Quand je vous disais qu'on était cerné. Je ne vois que deux solutions viables : embaucher un larbin clandestin pour aller faire les courses à ma place, 2 euros de l'heure, ça me paraît correct et efficace; et puis il avait qu'à mieux travailler à l'école. Deuxième option : les courses en ligne.  Ca, si ça existait dans ma ville, croyez bien que ce serait fait depuis longtemps : y a pas à dire, on n'a encore rien inventé de mieux que les octets pour tenir les cons à distance contrôlable. En attendant, je crois que je vais opter pour le supermarché : la concentration permet de gagner du temps et de limiter son exposition à la connerie et à la crasse humaines. &lt;br /&gt;Sauf pour le pain traditionnel de la saveur du goût de la tradition du savoir-faire ancestral de comme autrefois de c'était mieux avant de la farine authentique roulée à la main sous les aisselles. Là, y a que mon p'tit boulanger du coin qui sait le faire comme j'aime. Fumier!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-110820505576650390?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/110820505576650390/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=110820505576650390' title='25 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/110820505576650390'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/110820505576650390'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2005/02/vive-le-petit-commerce.html' title='Vive le petit commerce'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>25</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-110788802986224212</id><published>2005-02-08T19:05:00.000+01:00</published><updated>2005-02-08T19:40:29.863+01:00</updated><title type='text'>Art</title><content type='html'>Si la France devait être victime d'un attentat terroriste perpétré par écrasement d'avion de ligne sur la cible, et si vous, messieurs les terroristes, lisez ceci, j'ai une suggestion : le centre Georges Pompidou. Si si, vous savez, à Paris, cette infâme structure aux allures de paquebot en chantier, amas improbable de ferraille, de plastique et de béton dont on a l'impression que les ouvriers n'ont jamais voulu finir la construction imaginée par un architecte alcoolique dépressif. Qu'on le pende, cet enculé, pour avoir posé au milieu de Paris une merde pareille!&lt;br /&gt;Mais non, c'est en vogue, ce style architectural pseudo-révolutionnaire affranchi du clacissisme tristounet des grands ensembles. Qui a imposé ce faux bon goût? Les mêmes souillures qui ont imposé en même temps l'art moderne. Toutes les cochonneries de mai 68, qui sont persuadés d'avoir libéré la France du joug patriarcal alors qu'ils n'ont fait qu'être là au moment où de toutes façons l'évolution historique se faisait - avec ou sans eux. Mais ils se sont approprié le changement et en ont profité pour faire un magnifique coup d'Etat culturel, se sentant d'un coup imbus d'une légitimité à toute épreuve. Bande de molasses blasées de la société de consommation (cf. l'article "Brebis galeuses"), ces petits fachistes à leur manière nous imposent du non-art dans tous les domaines. Au cinéma, avec la gloire de l'art et essai, consistant dans sa quasi-totalité en un néant effrayant, chiant à mourir, dépassant l'entendement de la prétention et de l'incompétence. En peinture et sculpture, imposant des pseudos-critiques de la société de consommation (les Marilyn de Warhol et l'urinoir de Duchamp) et des pseudos-innovations conceptuelles (toile blanche, colonnes de Buren). En littérature, avec une vague de tout et n'importe quoi de philosophes du dimanche, de romanciers en carton et de dictateurs intellectuels - aux chiottes Balzac et Flaubert, ringards! En musique, avec là encore des insultes aux sens - et si on s'asseyait sur le piano en pétant, ça changera de cette tarlouze de Chopin qui ne comprenait rien à la musique.&lt;br /&gt;Mais (presque) personne ne le dit. Tout le monde admire cet amas d'immondices. Osez dire que tout cela n'est qu'imposture, fumisterie, coup monté d'une bande de néo-nazis pseudo-gauchistes qui se foutent de la gueule du monde - bref, que l'art moderne sous toutes ses formes EST DE LA MERDE : on vous traitera de psychorigide (j'ai entendu ça à Pompidou... un guide qui parlait à une visiteuse), de ringard classique, de borné qui ne sait pas voir au-delà des apparences, de matérialiste. Les instigateurs du complot artistique moderne (je le répète, les soixante-huitards) feront tout pour vous humilier, vous discréditer, vous renvoyer à ce qu'ils considèrent votre ignorance, vous pousser au suicide parce que vous n'avez pas compris où était l'intérêt de mettre un urinoir dans une vitrine - et vous êtes bien le seul, tout le monde autour s'extasie. Pourtant, le roi est bien nu.&lt;br /&gt;Un véritable totalitarisme culturel s'est mis en place, n'admettant aucune critique et se perpétuant dans la masturbation intellectuelle de tous ces moutons qui  n'apprécient ces merdes que parce que c'est à la mode - ces mêmes connards qui traiteront de fashion victims les sales jeunes qui vont voir les films du grand satan Hollywood.&lt;br /&gt;Mais enfin, l'art moderne n'est pas de l'art. L'art fait appel au talent, aux émotions, à la créativité. Tout cela est totalement absent de la production moderne, qui n'est qu'une vaste fumisterie commerciale habilement déguisée sous de faux aspects révolutionnaires anti-consuméristes. Comble du foutage de gueule. Mais comme les gens sont mous et ont peur de passer pour des cons si ils sont les seuls à ne pas comprendre l'émotion poignante qui se cache derrière l'urinoir, tout le monde admire et participe à l'entretien de ce camp d'extermination de l'art classique.&lt;br /&gt;Alors pour faire barrage à cette lobotomisation mondiale, faites un geste simple et naturel : la prochaine fois que vous croisez l'urinoir de Duchamp, pissez dedans. Allez savoir, ça va peut-être devenir un nouveau courant artistique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-110788802986224212?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/110788802986224212/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=110788802986224212' title='23 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/110788802986224212'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/110788802986224212'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2005/02/art.html' title='Art'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>23</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-110684697757439003</id><published>2005-01-27T17:44:00.000+01:00</published><updated>2005-01-27T18:36:35.403+01:00</updated><title type='text'>Piège à grande vitesse</title><content type='html'>Vous commencez à savoir que je ne supporte pas les gens. Imaginez donc mon état lorsque je me retrouve piégé pendant six heures dans un TGV, en proie à toute la merde humaine concentrée dans si peu d'espace.&lt;br /&gt;En général, je voyage en 2de classe - avec les prolos, oui. Le cauchemar commence dès le quai, lorsque je veux monter dans le wagon et que la porte est bouchée par une bande de cons (et de connes, ne soyons pas sexiste) qui embouteillent en se demandant dans quel sens ils vont mettre leur grosse valoche de 200kgs (qu'il a fallu déjà monter dans le train, ce qui a bien pris 5 minutes). Ce con de chef de gare (qui aurait dû mieux travailler à l'école pour pas finir comme un con sur un quai gelé à jouer au petit train) file alors un grand coup de sifflet - mais attends connard, je suis pas monté encore!! La nécessité aidant, je me résouds à forcer le passage pour monter dans ce putain de train - en profitant pour filer quelques légitimes grands coups de pieds sournois dans les tibias de tous ces cons, qui ne comprennent pas d'où ça vient. Bref, me voilà casé dans mon tchou-tchou et, cahin-caca, je me dirige vers ma place (en faisant gaffe de ne pas me prendre les pieds dans les bagages laissés au milieu de l'allée - ben oui, c'est fait pour ranger les valises l'allée, c'est bien connu. Et les gens marchent dans les gallerie de rangement). Là, 7 fois sur 10, il y a déjà quelqu'un à ma place... Je me pince bien fort pour éviter de lui mettre une gifle sur le champ - &lt;br /&gt;"Ahem... Pardon madame (monsieur), je CROIS que vous êtes à ma place" (mes yeux crient "Dégage con de tes maures, ton gros cul suintant de souillure analphabète salit mon siège!").&lt;br /&gt;"Aaaaaah mais nan mais je comprends pas j'ai réservé mais nan mais..."&lt;br /&gt;"Filez votre billet... Ah, béh vous vous êtes trompé de train, maintenant bougez de ma place. Merci". Si c'est le bon train, c'est le mauvais wagon ou la mauvaise place... Bande d'illettrés.&lt;br /&gt;Après avoir expulsé la saleté (à coups de pied au cul si nécessaire), me voilà assis à MA place - à côté d'un marin breton obèse qui chique du tabac et se râcle régulièrement et bruyamment la gorge avant de lâcher un long jet de salive marron dans la poubelle.&lt;br /&gt;Je peux alors commencer à observer quel degré de merde m'entoure. Premier motif de hausse intempestive de tension : les portables. C'est pourtant bien dessiné et dit partout, qu'il faut pas téléphoner dans les wagons. Mais on s'en branle... "ALLO OUAIS T'ES OU LA?" (*dans ton cul connard*) "OUAIS MOI CHUI DANS LE TRAIN" (*oui, moi aussi, mais toi tu vas descendre avant la gare je sens...*) - et avec un peu de chance cette salissure est aussi un pauvre faux cadre minable dans une PME pourrie qui vend des balais à chiotte, tout droit sorti de l'ESC La Rochelle et qui se prend pour un requin de la finance depuis qu'il a regardé "Les initiés". Tout fier dans son costume Celio en soldes avec les pellicules sur les épaules et ses cheveux gominés, il gueule le plus fort possible en tapotant sur son ordinateur, allumé sur Excel avec un gros graphe circulaire bien inutile mais qui fait genre. "OUAIS ALORS LA J'AI LES OBJECTIFS DE VENTE DU TROISIEME TRIMESTRE, FAUT QUE LES GENS FASSENT PLUS CACA SINON ON TIENDRA PAS LES +10% HEIN...". Persuadé que tout le wagon est pendu à ses lèvres, brûlant d'impatience pour savoir si Michel de la compta a transmis son dossier de notes de frais - un hôtel Formule 1 sans petit déj': et oui larbin, n'oublie pas que ta PME est pourrie et que tu ne vaux rien - ce petit merdeux gueule dans l'indifférence générale et l'horripilation non moins générale mais tout aussi hypocrite d'un tas de cons qui sortira son joujou sans fil quelques minutes après... Noyé dans cet océan de saleté lancé à 300km/h sur les rails français, je décidé d'aller pisser.&lt;br /&gt;Glups. J'enjambe les 12 mètres de PQ déroulés par terre, j'évite les trois merdes posées et le niagara de pisse qui s'étend par terre, et je me mets à mon affaire - mais c'est super chaud de pisser dans un train! En général à ce moment-là on passe sur un aiguillage, une bonne secousse et plaf! je refais le mur à la peinture jaune. Bof, tant pis, au point où j'en suis, je continue à pisser à côté (comme ça si on passe sur un autre aiguillage ça tombera peut-être dedans, Inch'Allah) puis prends grand plaisir à tirer la chasse chimique qui libère ce qui doit être du plutonium liquide. En sortant de là (après m'être contorsioné pour contourner la porte qui s'ouvre en dedans et te piège dans les chiottes), je me dirige vers la voiture bar - noyer ma haine dans l'alcool. En chemin, je me demande si le stewart aura l'air aussi con que sa voix pouvait le laisser supposer - mongolien ou alcoolique, ou les deux? 5 euros la Kro, merde... Bon, tant pis, y me la faut. Je retourne à ma place (exercice périlleux, toujours ces putains d'aiguillage... mais c'est un bon prétexte pour tomber sur les gens le coude en avant et leur faire super mal).&lt;br /&gt;Voilà l'heure du déjeuner. Comme un seul homme, tout le wagon sort sa bouffe, qu'ils ont soigneusement sélectionnée pour sentir le plus mauvais possible : saucisson à l'ail, oeufs durs  (pourris?), banane, camembert et pinard. Avec un peu de chance, il y a une famille avec un tas de mouflets qui courent partout et te font chier en passant - pareil, l'excuse de l'aiguillage : au troisième passage, je lui fais négligemment un coup de la corde à linge et il s'écrase la gueule contre un accoudoir, s'ouvrant la lèvre et le front - du beau boulot!&lt;br /&gt;Entre-temps, mon voisin (ou ma voisine) aura entrepris de se lier avec moi - mauvaise idée - en me demandant où j'allais, pourquoi, et que elle gnagna sa belle-soeur... En général à la première phrase, un regard en coin, un sourcil levé et un "Mais ma bonne dame je m'en bats les noix à coups de hache" mettent un terme à la conversation. Par contre à côté ça y va : les gens se sentent obligés de se faire des copains. Fausse sociabilité. Besoin d'emmerder le monde. De raconter ses vacances, sa vie, à de parfaits inconnus à qui on fait semblant de s'intéresser pour pouvoir leur raconter ses conneries. Salissure. La décadence. La fange!&lt;br /&gt;Enfin, la délivrance arrive en même temps que ma gare. Je m'extirpe de ce vivier de souillures. La prochaine fois, je monte en première classe : les gens y sont aussi cons, mais il y en a deux fois moins.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-110684697757439003?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/110684697757439003/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=110684697757439003' title='31 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/110684697757439003'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/110684697757439003'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2005/01/pige-grande-vitesse.html' title='Piège à grande vitesse'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>31</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-110598808398440170</id><published>2005-01-17T19:17:00.000+01:00</published><updated>2005-01-17T20:07:09.073+01:00</updated><title type='text'>Elections et QI</title><content type='html'>Voilà, fin du week-end (ben oui, les week-ends de prof ça se termine le lundi soir), nouvel article. Il y a deux mois, dans un lointain pays à l'ouest de l'Europe (ou à l'est si vous partez dans l'autre sens et que vous faites le tour de la terre, mais il faudrait être un peu con quand même), le peuple était appelé à élire son président. L'homme le plus puissant de la planète, on dit dans le films de série B, capable de déclencher le feu nucléaire sur l'ensemble du globe, d'interdire aux gens de manger des kebabs et de les obliger à tuer des teckels nain avec des appareils ménagers. Celui qu'ils ont choisi pour remplir cette tâche est un demeuré, ancien (?) alcoolique, illettré, borné, ignorant et fanatique. Il s'appelle George Deubeuliou Bush.&lt;br /&gt;Un bref coup d'oeil sur la carte électorale américaine &lt;a href="http://perso.wanadoo.fr/metasystems/ElectionsUS2004_QI.html"&gt;(voir ici)&lt;/a&gt; nous montre que les états où le QI est le plus élevé ont voté dans leur quasi-totalité pour son adversaire, le démocrate John Kerry (peut-être pas brillant, mais quand même moins con). Par contre, les états ayant voté républicain se caractérisent par la stupidité des électeurs. On aura alors vite fait d'en conclure que plus les gens sont cons, plus ils sont susceptibles d'élire un de leurs semblables (un con, donc) ce qui, avouons-le, peut tout de même finir par poser certains problèmes.&lt;br /&gt;"Oui, mais c'est la démocratie", me direz-vous. Je vous pose alors la question :&lt;br /&gt;"Le peuple a-t-il tous les droits"?&lt;br /&gt;"Ben oui, c'est ça la démocratie".&lt;br /&gt;"Alors, qu'est-ce donc que vous reprochez à Hitler? Il a agi sur mandat, démocratiquement élu par le peuple allemand, de façon tout à fait régulière".&lt;br /&gt;Et non, le peuple n'a pas tous les droits. Il n'a pas le droit de se soumettre à l'autorité d'un détraqué ou d'un débile. Malheureusement, comment faire pour limiter les excès d'une majorité aussi ignorante, bornée et dangereuse que le pantin qu'elle élit? C'est simple : en l'empêchant de voter.&lt;br /&gt;Jusqu'en 1848 en France, le suffrage était censitaire - ne pouvaient voter que ceux qui s'acquittaient du cens, somme à verser pour accéder au droit de vote. On passa alors au suffrage universel : tout le monde peut voter (les femmes en 1944). On est aussi passé par le stade du suffrage capacitaire, qui accordait le droit de vote en fonction du diplôme. Mes suggestions vont un peu dans ce sens. Rétablissons un suffrage capacitaire basé sur l'intelligence du candidat au droit de vote.&lt;br /&gt;Le diplôme est un indicateur injuste, et je ne suis pas sûr que le QI en soit un bien meilleur. Mais un questionnaire de culture générale, deux ou trois mini dissertations sur un sujet économico-socio-politico-historique, histoire de tester la capacité de réflexion du bonhomme, et hop! on arrive à déterminer à peu près qui est bon pour le service. Il ne s'agit pas ici de censurer des opinions politiques, simplement de vérifier que les hommes et les femmes qui vont décider du destin de leur pays ne sont pas des abrutis, qu'ils ont un minimum d'esprit critique, de culture et de réflexion. C'est tout ce qu'on demande à un CITOYEN, mais malheureusement bien peu l'ont, que ce soit aux Etats-Unis, en France ou ailleurs : la grande majorité des gens est désespérément stupide (c'est d'ailleurs la principale raison d'être de cette page).&lt;br /&gt;L'exercice responsable de la citoyenneté s'apprend, il n'est pas naturel. A ceux qui refusent de l'apprendre ou en sont incapables, on interdit le vote. Les peuples ont le pouvoir de disposer d'eux-mêmes, mais il est nécessaire de les protéger d'eux-mêmes. C'est sans doute malheureusement le prix à payer pour sauvegarder un semblant de raison à la tête de nos pays.&lt;br /&gt;Vous allez me traiter de dictateur, de facho ou de réactionnaire. Je me contente de vous renvoyer aux erreurs monumentales et tragiques commises par les peuples des quatre coins du monde; une majorité d'abrutis fait subir au reste (du monde) les conséquences de leur choix d'un dirigeant comme eux.&lt;br /&gt;J'arrive au bout de ce post pseudo-philosophique pas très marrant, mais je tenais à vous en parler. Je concluerai en paraphrasant Georges Clemenceau, pour qui "la guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires". De même, la démocratie est une chose trop grave, sérieuse et puissante pour être confiée à des tarés.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-110598808398440170?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/110598808398440170/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=110598808398440170' title='22 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/110598808398440170'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/110598808398440170'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2005/01/elections-et-qi.html' title='Elections et QI'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>22</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-110485010236972991</id><published>2005-01-04T15:12:00.000+01:00</published><updated>2005-01-04T19:06:12.476+01:00</updated><title type='text'>Tsunami d'hypocrisie</title><content type='html'>Deux mois sans écrire... Je ne manquais pourtant pas de sujets, mais j'ai dû passer par une phase calme, ou trop occupée, ou paresseuse. Bref, peu importe, je reprends le clavier.&lt;br /&gt;Vous n'aurez pas manqué de remarquer que le sud-est asiatique joue à la poule mouillée depuis deux semaines; putain, quel pied!! Mais bordel, ça c'est du spectacle comme on l'aime. Aussi bien que "Le jour d'après" - beaucoup mieux en fait : là, les morts sont en vrai. Ca ajoute du piment, quand même.&lt;br /&gt;Et le décompte des morts, quel régal! Premières heures : 5 000 morts. Hmmm, pas mal, mais peut mieux faire - même si on a déjà allègrement dépassé les ridicules 3 000 et des brouettes du 11 novembre - ou septembre, je sais plus. Puis quelques heures après, on atteint les 25 000. Ah ben voilà, ça ça commence à être du bilan potable (sans mauvais jeu de mot sur l'eau). Et chaque heure on nous rajoute quelques milliers de morts, avec dans l'hypocrite anxiété des journalistes un ton de jouissance absolue. Hmmmm comme c'est horrible tous ces morts, encore, encore! Noyez les gnakwés, ils sont des milliards, on n'en est pas à 10 000 près, faites pas les radins. C'est Noël quand même, merde!&lt;br /&gt;Et à propos de générosité... Allez, on va envoyer 10 euros à MSF, comme ça on pourra regarder le JT la conscience tranquille et jouir pleinement du spectacle qui nous est offert. 10 euros pour 150 000 morts en gros plan et en stéréo pendant les fêtes, c'est quand même bon marché. Encore un exemple de la concurrence déloyale des pays asiatiques. Chez nous il aurait fallu multiplier par 100 : nous on a des villes civilisées à reconstruire, c'est cher, alors que eux on leur donne trois bambous et un sac d'herbe et ils te construisent un gratte-ciel.&lt;br /&gt;Sans compter que cette joyeuse hécatombe a donné lieu à encore plus de suspens : "Course contre la montre en Asie" pour acheminer les secours, les médicaments et les vivres. Arriveront à temps ou pas pour empêcher les épidémies? Pourvu que non, ça ferait quelques dizaines de milliers de cadavres en plus. On se croirait dans 24 heures chrono, sauf que quand c'est de la fiction, on a envie que les gentils gagnent. Là on s'en fout, on veut juste voir des morts cathodiques. Des vrais, mais des faux - c'est de la réalité fictive, donc ça n'a pas d'importance.&lt;br /&gt;Et dans cet océan (toujours sans jeu de mort) de merde, c'est de MSF qu'est venue la voix de la raison. Pas par les médecins qu'ils ont envoyé sauver ce qui pouvait encore l'être. Mais par l'annonce qu'ils refusaient désormais les dons pour l'Asie afin de ne pas détourner l'argent qui est nécessaire ailleurs - au Darfour par exemple. Mais là-bas ils meurent en silence, il n'y a pas de belles images à montrer, alors on oublie. De même que les morts asiatiques seront oubliés dans deux mois, grand maximum. MSF a essayé de recadrer l'attention internationale sur l'ensemble de la misère du monde, pas sur la seule médiatisable. Bravo. Merci. Mais les gens s'en foutent, de la misère. Ils veulent juste pouvoir dire au repas du nouvel an qu'ils ont envoyé des sous pour les morts de la télé. Pas qu'ils ont fait construire une école dans un patelin inconnu et oublié du fin fond du Sahel.&lt;br /&gt;Après tout, la mort n'a de sens qu'au niveau individuel : peu importe que votre proche soit mort seul ou avec 100 000 personnes, votre douleur sera la même. Après c'est à la télé que ça rend plus ou moins bien. Je finirai par une belle phrase de Staline, qui renvoie l'humanité face à son hypocrisie :&lt;br /&gt;"Un mort, c'est une tragédie. Quatre millions, c'est une statistique".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah oui, et bonne année.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-110485010236972991?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/110485010236972991/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=110485010236972991' title='18 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/110485010236972991'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/110485010236972991'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2005/01/tsunami-dhypocrisie.html' title='Tsunami d&apos;hypocrisie'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>18</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-109932364464601482</id><published>2004-11-01T15:29:00.000+01:00</published><updated>2004-11-01T16:52:07.890+01:00</updated><title type='text'>Massacre à la citrouilleuse</title><content type='html'>&lt;p&gt;Dimanche matin, 10h. Coup de sonnette. J'ouvre la porte avec la tête à moitié dans le cul (ce qui est déjà un exploit physique en soi) en me demandant quel est le connard qui vient me péter les rouleaux si tôt en cette brumeuse matinée du jour du Seigneur (Dieu ait son âme), et je tombe sur une demi-douzaine de merdeux entre 8 et 14 ans, peinturlurés comme des mouettes neurasthéniques tombées dans les cuves de l'Erika et couverts d'oripeaux rapiécés tenus par des bouts de ficelle à rôti, le tout dans un frou-frou horripilant de sacs plastique de Lidl. Je hausse un sourcil droit interrogateur devant cette intrusion marmaillesque sur le seuil de mon logis, lorsque le plus édenté de ces cafards m'ouvre grand sous le nez son sac rempli de bonbons en criant "M'sieur c'est Halloween!". &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et merde. Ca recommence. Va falloir que je trouve de nouveaux stratagèmes pour réfréner mes envies de meurtre. Je prends une poignée de Mi Cho Kos dans son sac : "Merci" (oui, je suis poli) et je referme la porte sur la marmaille pantoise. Fallait pas frapper chez le Grinch. Dix minutes passent, deuxième coup de sonnette. Même scénario. "QUOI !!!" Le merdeux a l'air surpris que je pose la question... "Ben, c'est Halloween..." "NON !!" Et refermage de porte sur la gueule éconduite de ce cancrelat prépubère. Ca va pas pouvoir continuer comme ça longtemps. Je cours au grenier sortir la .12 Winchester de Pépé, puis je me cache dans un géranium et attends, tel le Chat Botté observant la copulation de deux rhinocéros homosexuels sur la fragile banquise de Melun. En voilà un. Parfait. Approche mon petit... encore un peu... voilà. Chtung! La détonation est absorbée par le silencieux en carbone que j'ai bricolé avec une canette de Fanta et les cendres du barbecue, alors que le bruit impitoyablement métallique du chien de mon fusil résonne dans la culasse, tel un électron ambidextre dans la casserole d'une mineuse de fond sibérienne en une froide soirée de corrida. Le gamin, touché à la tête, s'écroule dans une gerbe de sang et de cervelle. Stupéfaits, ses camarades d'emmerdement des gens n'ont pas eu le temps de réaliser ce qui s'était passé que déjà au milieu du groupe roule une grenade au phosphore. Le jet est parfait; la détonation les souffle et les prend dans un enfer de matière inflammable et enflammée. Les corps se calcinent rapidement dans une atroce puanteur, et bientôt, après un deuxième passage au lance-flammes, il ne reste plus du groupe d'apprentis vampires qu'un petit tas de cendres rapidement dispersé d'un coup de balai récupéré sur une feu-sorcière. Mais le bénéficiaire du coup de Winchester est intact (mise à part la moitié de tête qui lui manque); parfait. Je me saisis du petit corps sans vie et, équipé d'une marteau et d'une boîte de pointes, je cloue le corps en croix sur ma porte, à l'italienne, histoire de montrer aux prochains que la sonnette ne marche pas. Ma petite opération de public relations a visiblement fonctionné à merveille, et j'ai pu passer un dimanche tranquille à jeter des tomates cuites sur une photo de Bernard Menez. Je pense congeler le corps et le ressortir l'an prochain.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Bon, voilà pour mon paragraphe d'auto-psychothérapie, maintenant passons aux choses sérieuses. Les Français sont vraiment des souillures. On se la raconte "exception culturelle", "dernier bastion contre la mondialisation culturelle à la botte des Ricains", "les Zatzinis c'est des pédés on les emmerde"... Et tout le pays plonge comme une gigantesque merde vivante dans la célébration de cette fête outre-atlantiste, s'avilissant et préconditionnant ses gamins à l'admiration de la culture américaine sans même comprendre ce qu'ils font - ces merdeux déguisés n'ont aucune idée de la signification de cette fête, et rares sont les parents qui en ont une. Alors la faute à qui, le succès de cette saloperie de défilé insupportable qu'on subit depuis une demie-décennie? Les media font porter le chapeau au "marketing", aux "industriels de l'agroalimentaire qui voient une occasion de faire du profit". Et alors? Ils ont raison, non? S'il y a des gens assez cons pour acheter, il faudrait vraiment être con pour ne pas vendre. Non, l'industrie n'a rien à voir là-dedans, elle ne fait que faire son travail. Les coupables ne sont pas non plus les enfants, pauvres créatures malléables prises entre le feu des media, des parents, de l'Ecole, des pairs et de quelques dizaines d'autres sources d'influence.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les saloperies coupables des coups de sonnette ininterrompus à ma porte sont ces cons de parents. Ces abrutis de post-soixante-huitards associatifs qui trouvent ça "vachement sympa de faire les déguisements et puis ça permet de connaître les voisins et de resserrer les liens" (c'est loupé avec moi), ces couillons qu'on voit eux-mêmes déguisés et accompagnant les merdeux, ces connards qui acceptent de donner des bonbons avec un grand sourire à des gamins déjà obèses au lieu de les faire déguerpir à grands coups de pied dans le cul. Si au lieu de ça les adultes se comportaient en gens responsables et expliquaient à leurs enfants que non, Halloween n'est pas une fête française, qu'il n'y a aucune raison de décider soudain de la fêter, que s'y soumettre est une soumission à l'impérialisme culturel américano-chrétien tendance néo-fasciste (comble de l'ironie : les enfants musulmans qui fêtent Halloween; c'est vraiment à gerber) et que ceux qui le font sont des saloperies de mollasses décérébrées... eh bien les fameux diaboliques industriels alimentaires se prendraient une veste commerciale, et comme ils sont loin d'être cons, ils n'insisteraient pas longtemps. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;On verrait enfin disparaître ces hordes grimées déambulant de porte à porte comme des clodos, inconsciemmet initiées au racket ("Des bonbons ou une farce", ils disent. J'apprécie moyennement la formule, et "Ou mon pied au cul sale merdeux, va me chercher tes parents que je les savate ces ramollis du bulbe" me paraît la réponse la plus appropriée).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les responsables d'Halloween ne sont pas les Américains qui nous l'auraient exporté de force, ce ne sont pas les industriels qui en profitent, ce ne sont pas les pauvres gosses influençables. Ce sont les Français, ces gros tas pseudo-libertaires avilis et soumis qui se prennent pour des héros parce qu'ils étaient contre la guerre en Irak et qu'ils n'ont mangé qu'une seule fois chez McDo cette année. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Rejoignez la résistance et bottez le cul aux quémandeurs de Krema, sinon on va bientôt fêter Thanksgiving. Remarquez, j'aime bien la dinde aux marrons. Que Dieu bénisse l'Amérique.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-109932364464601482?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/109932364464601482/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=109932364464601482' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/109932364464601482'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/109932364464601482'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2004/11/massacre-la-citrouilleuse.html' title='Massacre à la citrouilleuse'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-109827262865436310</id><published>2004-10-20T13:37:00.000+02:00</published><updated>2004-10-20T13:43:48.653+02:00</updated><title type='text'>Brebis galeuses</title><content type='html'>Le XXe siècle, plus exactement sa deuxième moitié, est l'âge d'or de la consommation. Supermarchés, publicité, multiplication des produits, innovation constante... L'avènement de la consommation de masse (en masse, par les masses) dans les années 1950 a (par définition) touché tous les habitants (ou presque) des pays développés, et la consommation est devenue une valeur dominante, un besoin perpétuel, sans cesse renouvelé aussitôt qu'il est satisfait.&lt;br /&gt;Et puis dans les années 60, il y a des bandes de mollasses à cheveux longs qui ont commencé à dire "Ouais nan mais euh c'est vachement armoire comme concept la consommation, vous êtes tous que des moutons qui consomment tous la même chose et qui sont soumis au système; nous vous nous aurez pas!". Et c'est parti pour les mouvements contestataires (hippies, punks, blousons noirs et autres) qui se la jouent "affranchis du système". Et ça continue aujourd'hui, avec toujours autant de vigueur. C'en est à pleurer de voir des gens si cons.&lt;br /&gt;Parce qu'en croyant y échapper et s'y opposer, ils continuent à faire le jeu de la société de consommation et renforcent sa légitimité. Pourquoi? Tout simplement parce que leur prétendue culture rebelle se base sur la consommation - la consommation de "signes" : vêtements faussement pourraves et râpés en import direct du Népal vendus à prix d'or dans des boutiques zen qui fouettent l'encens à trois kilomètres (vous remarquerez que ces boutiques se multiplient : ça va devenir des supermarchés); bâtons d'encens, bougies à la bouse de lama et lampes-tempête du Grand Moufti; djembes, guitares et flûtes à la con; pendentifs et bracelets afro-asiatiques; CD de musiques pseudo-alternative (tibétaines ou franchouillardo-mollassonnes)... produits par les  majors du disque (et lus sur des chaînes hi-fi japonaises).&lt;br /&gt;C'était inéluctable : une culture ne peut pas exister sans signes extérieurs, et ces signes passent forcément par la consommation; alors une culture qui prétend rejeter la consommation est une auto-contradiction affligeante.&lt;br /&gt;Et ces bandes d'abrutis de chevelus qui se croient spéciaux parce qu'ils achètent un pantalon bariolé à trente poches au lieu d'un jean, qui croient échapper à la masse des moutons parce qu'ils écoutent "Les bergers de Katmandou" et pas "Benny Benassi", ne font en réalité rien de plus que de créer un nouveau troupeau de moutons à côté de l'ancien. Et chaque nouveau&lt;br /&gt;chevelu qui croit quitter le système ne fait qu'en rejoindre un autre, identique, mais d'autant plus pitoyable qu'il se croit spécial. Ces contre-cultures sont vouées à l'échec, mortes-nées, leur succès (par le nombre de leurs pratiquants) étant la cause même de leur échec immédiat (le nombre de ces pratiquants augmentant, on n'a fait que créer un nouveau troupeau).&lt;br /&gt;Alors, que faire pour échapper à tous ces troupeaux, si telle est votre intention? La meilleure solution que j'aie trouvée est la misanthropie : j'emmerde tout le monde, et je les emmerde tout seul; pas besoin de m'habiller en épouvantail ou de me percer les couilles avec des aiguilles à tricoter pour haïr les souillures. A la limite, je partage cette haine avec un autre misanthrope (salut Juju), mais guère plus. &lt;br /&gt;L'homme est singulier, et le pluriel ne lui vaut rien; mes derniers mots seront ceux de Brassens : "Sitôt qu'on est plus de quatre, on est une bande de cons". Ca en fait un sacré paquet.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-109827262865436310?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/109827262865436310/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=109827262865436310' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/109827262865436310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/109827262865436310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2004/10/brebis-galeuses.html' title='Brebis galeuses'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-109779231674570024</id><published>2004-10-14T23:15:00.000+02:00</published><updated>2004-10-15T00:27:15.140+02:00</updated><title type='text'>Carmageddon</title><content type='html'>Comme marcher dans la rue me donne des envies de meurtre plusieurs fois par minute, et que je tiens à ne pas finir en prison (sinon ce n'est pas ma conscience qui me retiendrait), je me suis dit que le transport motorisé individuel était un garant potentiel de ma liberté future. Fou que j'étais! La voiture me donne l'envie de tuer au moins trois fois plus de monde que quand je suis à pied. Et en plus la voiture est une arme redoutable, quand on la maîtrise un peu.&lt;br /&gt;Alors on va commencer par les 4x4. Vous avez sans doute remarqué un pullulement récurrent de ces grosses merdes motorisées, ces corbillards déguisés en tracteurs, ces ridicules condensés de 35 tonnes frappés d'un logo japonais, ces bétaillaires à cathos intégristes parvenus. Mais bande de saloperies ambulantes, qu'est-ce que vous branlez là-dedans? Vous n'avez pas remarqué que les routes et rues de France étaient goudronnées jusque dans le fond du trou du cul d'une mouche de la Creuse? Vous avez déjà vu un monticule de boue au milieu de la place de l'Etoile? Il vous est déjà arrivé de tomber sur huit kilomètres de route caillouteuse sur l'autoroute? Alors qu'est-ce que vous comptez faire de ces pneus de trois mètres de diamètre, de votre bas de caisse à un mètre du sol, de votre grosse roue de secours pitoyablement accrochée derrière la voiture et qui vous cache la vue? C'est juste pour prendre au minimum trois places dans les parkings? Ou pour pouvoir écraser les feuilles mortes sans trop ressentir la secousse se propager dans votre gros cul? Non, bien sûr. C'est pour montrer comme vous avez bien réussi dans la vie, pour que les autres vous envient votre poubelle dorée à roulettes. Un peu comme les beaufs qui font du tuning, mais vous c'était livré en kit : "la voiture de beauf clés en main". Ce que vous ne réalisez pas, c'est que tout le monde s'en branle à s'en péter le frein. T'as une grosse voiture? Mais c'est bien mon petit... Et? Pourquoi je voudrais une voiture tout-terrain pour faire de la ville? Ooooh mais dis donc t'as un lecteur DVD sur le tableau de bord? La claaassse!!! Mais t'as pas de maison, tu vis dans ta caisse? Ah, tiens 'scuse moi, y a une place là, je me gare... Hop! Ah bon tu rentres pas? Ah c'est ballot ça. Les seules fois où je regrette de ne pas avoir un 4x4, c'est quand j'en croise un autre; si j'avais une grosse bagnole comme ça, je pourrais lui rentrer dedans et lui dézinguer sa Benz sans égratigner la mienne (ces caisses de beaufs ont souvent des pare-chocs visiblement conçus pour servir de voiture-bélier). Le 4x4, voiture du parvenu qui croit étaler sa réussite sociale alors qu'elle n'est que le criant indicateur d'un total échec cérébral.&lt;br /&gt;Je ne m'étendrai pas sur la lenteur des autres conducteurs : je vous renvoie à mon post sur la molesse (c'est pareil, mais avec des merdes motorisées à la place de merdes pédestres. C'est même sans doute pire en voiture qu'à pied : l'effort physique étant encore plus faible, le cerveau a toute lattitude pour se mettre en arrêt maladie... Et là on se tape cinq feux rouges d'affilée parce que les deux chariottes de devant sont en mode pilotage automatique avec des mollusques au volant). Bref.&lt;br /&gt;Autre sujet de montée soudaine de ma tension artérielle au volant : les piétons. Les piétons qui traversent juste au moment où le feu passe au vert. Le plus lentement possible. En te regardant. En ralentissant encore. En sachant que tu vas attendre qu'ils aient fini. Eh ben non. Moi je m'en cogne. Je lance un coup de semonce en foutant un grand coup de klaxon et en appuyant à fond sur l'accélérateur (je leur laisse une chance quand même). Mais ces cons prennent ça pour du bluff... Eh ben non. Alors je passe la première et j'embraye. Légitime défense. En général ils entendent le crissement de pneus et retrouvent soudain une vitalité et un dynamisme dans leur allure qui fait plaisir à voir. Desfois ça passe très près. Un jour ça passera dessus. Tant pis. Tant mieux.&lt;br /&gt;Ah et puis il y a les scooters. Ces espèces de saletés de merdeux de collégiens de 4e techno avec des saloperies de brelles qu'ils passent leurs week-ends à customiser en sciant le pot d'échappement. Qui slaloment entre les voitures au feu rouge et qui mettent des grands coups de gaz à l'arrêt. Et comme leurs chiottes font du 2, ils ralentissent toute la file en partant dans un nuage de fumée, et en se calant bien au milieu pour bloquer de la manière la plus efficace possible. Si le scooter est précédé d'un mollusque, c'est mort, on se les tape pendant toute la route (ou alors on tente la voie de bus, c'est possible aussi, voire recommandé, toujours en vue de me garder en liberté). Donc maintenant au feu rouge, je mets systématiquement la voiture un peu de travers pour bloquer le passage à ces cochonneries (c'est valables pour tous les deux roues). Et j'attends qu'il y en ait un qui essaie de passer et qui accroche le rétro : légitime défense, je descends et je lui éclate la gueule à coups de démonte-pneu (surtout qu'en général ces parasites n'ont pas de casque, c'est encore mieux).&lt;br /&gt;Alors je fais comment moi? Pour l'instant je tiens le coup en roulant systématiquement la fenêtre ouverte et en insultant des gens au hasard de nos croisements (piétons, scooters et vieux au feu rouge sont mes cibles préférées). Ca défoule. Mais combien de temps vais-je résister avant de monter sur le trottoir à 70 à l'heure, portières ouvertes pour en racler un max?&lt;br /&gt;Je ne vois qu'une solution : m'acheter un scooter. Légitime défense.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-109779231674570024?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/109779231674570024/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=109779231674570024' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/109779231674570024'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/109779231674570024'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2004/10/carmageddon.html' title='Carmageddon'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-109751702917673480</id><published>2004-10-11T19:06:00.000+02:00</published><updated>2004-10-11T19:56:56.053+02:00</updated><title type='text'>Client suivant</title><content type='html'>Je reviens du supermarché, où j'ai acheté une baguette à 0,7€. Damnation : il y a la queue à la caisse. Ce n'est pas tellement l'attente qui me gêne, que d'être entouré d'épaves qui viennent acheter leur litron de piquette et leur after shave débectant, entourés de marmaille insupportable trépignant pour une de ces saloperies de sucreries rangées sous les Télé Z à la caisse. J'arrive enfin à choper un bout de tapis roulant dégueulasse, maculé de bouts de feuilles de salade pourries et de taches collantes dont je préfère ne pas savoir d'où elles viennent, et j'y pose ma baguette à l'ancienne bien enveloppée dans son plastique transparent.&lt;br /&gt;Le tapis avance lentement, et la caissière flash son sourire de palombe putréfiée dépressive au cassos qui est avant moi. Gentille automate (sans doute à mi-temps forcé et 500€ par mois), elle passe au "bip bip" insupportable sa boîte de cassoulet et le reste des merdes qu'il avait achetées, tout en expédiant dans la glissière le carton "Client suivant" d'un revers de main dont l'expertise et la précision millimétrée révèlent un mouvement répété des milliers de fois. J'étais alors en train d'examiner son fond de teint mal appliqué et son mascara coulant sous la lumière blafarde des plafonniers, lorsque ma vision périphérique perçoit sur ma gauche un mouvement précipité. Je pense immédiatement à une tentative d'assassinat à l'arme blanche à mon encontre et m'apprête à expédier un violent coup de pied sauté latéral au terroriste, mais je me retiens à temps (à tort) quand je réalise que c'est juste une obèse d'1,53m qui s'est ruée sur le carton "Clien suivant" pour l'écraser entre ma baguette et son tas de merdes qu'elle venait de poser sur le tapis.&lt;br /&gt;"Mais qu'est-ce qui te prend, grosse truie?" lui crie le regard haineux que je darde sur sa silhouette de cageot. Quoi, elle avait peur de quoi? Que la caissière croie que la baguette était à elle, auquel cas bien évidemment je n'aurais rien dit et serais parti en courant avec mon pain sous le bras (après avoir savaté le vigile de 3 mètres cubes à la sortie)? Ou alors que je tire sournoisement à moi un de ses pots de Nutella générique répugnant? Ou bien peut-être cherchait-elle à marquer son territoire, à protéger sa vie merdique de tout contact extérieur; à isoler sa consommation, sans doute sa seule satisfaction... C'était sans doute ça. Réfugiée dans la bouffe, outre-mangeuse, elle a peur que sa raison de vivre ne soit exposée à la convoitise, au contact ou même à la vue des autres. Mon regard exprime désormais la pitié, avant de se détourner de son faciès bovin pour revenir se fixer sur celui faussement aimable du robot maquillé.&lt;br /&gt;Mais la cliente suivante m'a sans le savoir rendu service : ce carton isolait son monde nauséabond de ma bonne baguette farinée, ce qui me permettra de manger ce soir de bon appétit. Mais c'est décidé : la prochaine fois, je vais à la boulangerie.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-109751702917673480?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/109751702917673480/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=109751702917673480' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/109751702917673480'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/109751702917673480'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2004/10/client-suivant.html' title='Client suivant'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-109743979976348746</id><published>2004-10-10T21:53:00.000+02:00</published><updated>2004-10-10T22:23:19.763+02:00</updated><title type='text'>American Beauty</title><content type='html'>Si vous ne l'avez pas déjà vu, voilà un film à voir de toute urgence : American Beauty, de Sam Mendes, avec Kevin Spacey (&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0169547/"&gt;http://www.imdb.com/title/tt0169547/&lt;/a&gt;). Un film magnifique sur la beauté et les apparences, sur la contrainte sociale. Une sorte de croisement entre &lt;em&gt;Fight Club &lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Amélie Poulain. &lt;/em&gt;Un Kevin Spacey survolté, qui jette le plat d'asperges contre le mur, plaque son boulot pour se mettre à la muscu, fume des joints et prend la vie à bras le corps après avoir passé toute son existence à s'emmerder sous le joug de sa femme, de son patron et de la société. En parallèle, sa fille (a priori pas très belle) vit une relation avec le fils du voisin, un colonel homophobe qui fait pisser son gosse dans un flacon tous les mois pour un contrôle antidrogue. Le fils en question voit le monde à travers l'objectif de sa caméra : il filme tout, et ne regarde jamais les gens directement. Sa caméra transforme le monde, le dématérialise et fait du détail le plus insignifiant un délice visuel potentiel. On se retrouve ainsi à regarder, fasciné, comme un con, un sac plastique danser dans le vent au milieu des feuilles mortes, un oiseau mort sur le trottoir ou une tache de sang sur le mur. La double transfiguration du réel opérée par la caméra de Mendes et celle du garçon est un bel exploit cinématographique.&lt;br /&gt;Bref, un film délirant par l'anticonformisme de Spacey, beau et émouvant par le traitement de la question du beau... Ce qui explique la présence de cette "critique" - qui est plutôt un hommage, car je ne supporte pas la critiqué cinéma, sans cesse d'une pédanterie insupportable (Alfred Hitchcock disait : "le cinéma est un métier; ceux qui l'exercent sont les cinéastes, ceux qui l'admirent sont les cinéphiles, et ceux qui voudraient l'exercer sont les critiques de cinéma"; je me considère en rédigeant ce post comme un cinéphile rendant hommage au cinéaste)... Ce qui explique la présence de cet hommage ici, disais-je : ce film résume parfaitement l'esprit de ce Blog : 1-les gens font chier; 2-on ne sait pas voir la beauté.&lt;br /&gt;Un bien beau film donc, qui pourra changer votre façon de voir la vie, de même que peuvent le faire &lt;em&gt;Amélie Poulain&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Fight Club&lt;/em&gt; (sans doute les deux films qui m'ont le plus marqué, avec &lt;em&gt;American Beauty&lt;/em&gt;).&lt;br /&gt;Bonne nuit.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-109743979976348746?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/109743979976348746/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=109743979976348746' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/109743979976348746'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/109743979976348746'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2004/10/american-beauty.html' title='American Beauty'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-109741551222942827</id><published>2004-10-10T15:19:00.000+02:00</published><updated>2004-10-10T15:38:32.230+02:00</updated><title type='text'>Second degré</title><content type='html'>Une partie de ce Blog est rédigée au second degré. L'autre non.  Laquelle est laquelle? C'est à vous de le deviner, d'en penser ce que vous voulez. Je ne suis pas sûr de le savoir moi même. Mais jamais vous ne verrez de smiley dans mes posts, un ";-)" annonçant le second degré. Parce que le second degré, c'est comme la prestidigitation : quand on l'explique, ça perd tout son charme. Le pince-sans-rire sera toujours plus drôle lorsque vous saisissez son ambiguïté qu'un gros déconneur explicite.&lt;br /&gt;Je pars donc du principe que si vous avez besoin d'une explication pour comprendre le second degré, vous ne méritez pas de le comprendre. Appliquer cette doctrine dans la vie de tous les jours est un régal; les gens sont tellement coincés, routiniers, prévisibles et naïfs que les embobiner est un jeu d'enfant jouissif.&lt;br /&gt;Prendre les gens pour des cons : voilà un autre conseil que je vous donne pour égayer votre vie. Ca vient très vite, très facilement. Ca en devient même dangereux... mais personne ne s'en aperçoit jamais (parce que les gens sont &lt;em&gt;vraiment&lt;/em&gt; cons). De temps en temps, vous trouverez une personne qui s'en apercevra; celle-là mérite qu'on la respecte, et en général vous comprendrez tout de suite qu'on ne peut pas l'embobiner. Mais ces gens-là se comptent en si petit nombre que vous pourrez passer le plus clair de votre temps à vous foutre de la gueule de vos interlocuteurs en toute impunité. Au mieux, ils vous prendront au sérieux; au pire... ils vous prendront pour un fou ou un con.&lt;br /&gt;Mais comme le disait Georges Courteline, "Passer pour un con aux yeux d'un imbécile est un délice de fin gourmet". Régalez-vous.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-109741551222942827?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/109741551222942827/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=109741551222942827' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/109741551222942827'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/109741551222942827'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2004/10/second-degr.html' title='Second degré'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-109734537023850555</id><published>2004-10-10T13:25:00.000+02:00</published><updated>2004-10-10T14:20:08.036+02:00</updated><title type='text'>La mollesse des masses</title><content type='html'>C'est bien ce que je craignais : chaque sortie dans la rue me donne une idée de post. Je suis allé faire un tour en ville hier après-midi, et j'ai été confronté à un des pires fléaux de notre temps : la mollesse. Nous vivons dans un aquarium géant rempli de mollusques, des bouts de gras ambulants, des entités sur pattes qui n'ont pas enlevé le frein à main. Des cerveaux atrophiés, des corps au ralenti, des zombies parkinsoniens.&lt;br /&gt;Les gens sont mous. Lents. Marcher sur le trottoir se transforme en un exercice de slalom entre des merdes de 1,65 mètre de haut en moyenne, déambulant à 2 de tension et autant de kilomètres heure, comme hors du temps et de l'espace, sans savoir où ils vont et quand ils doivent y arriver.&lt;br /&gt;J'ai essayé pendant quelques dizaines de mètres d'adapter mon rythme à celui de ces immenses bancs d'huîtres décrépies. Rien à faire : j'ai failli tomber, l'équilibre résultant de l'habituelle suite de déséquilibres étant rompu par la lenteur d'exécution du mouvement. Cette bande de beignets a réussi à dénaturer le premier réflexe de l'homme : la marche. Et dire que je me plaignais du langage... Ils sont tombés plus bas que l'animal.&lt;br /&gt;Le pire, c'est que cette mollesse du corps va de pair avec la mollesse de l'esprit (cause ou conséquence? je n'ai pas encore réussi à le déterminer). Ces regards vides, cette nonchalance sont la marque systématique de la paresse intellectuelle, du refus de réfléchir. C'est ce que veut dire cette phrase du film "La Haine", à propos d'un mou qui se laisse porter par un escalator : "C'est la pire espèce; ceux qui se laissent porter par le système... C'est eux qui votent Le Pen et qui ne sont pas racistes". Eh bien les marcheurs lents sont la pire espèce, et l'espèce majoritaire qui plus est.&lt;br /&gt;Alors quand je vois ces souillures sur mon chemin, c'est simple : je quitte le trottoir et marche dans le caniveau. Je préfère marcher dans une merde que marcher au milieu de merdes. La merde du caniveau, elle, vous salira juste la chaussure. Les merdes ambulantes du trottoir vous pourrissent l'esprit.&lt;br /&gt;Merdes humaines ou merdes de chiens, le choix est vite fait : le chien est bien le meilleur ami de l'homme. Pauvre bête.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-109734537023850555?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/109734537023850555/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=109734537023850555' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/109734537023850555'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/109734537023850555'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2004/10/la-mollesse-des-masses.html' title='La mollesse des masses'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8651432.post-109734259024568980</id><published>2004-10-09T19:21:00.000+02:00</published><updated>2004-10-09T19:23:10.246+02:00</updated><title type='text'>Déclaration d'intentions</title><content type='html'>Bonjour; premier post de ce Blog. Pourquoi l'avoir créé?&lt;br /&gt;Pas pour vous raconter ma vie.&lt;br /&gt;Pas pour vous montrer des photos de mon hamster déguisé en caleçon de Robert Wurtz.&lt;br /&gt;Pas pour chercher des amis ou une âme compatissante à mes troubles mentaux.&lt;br /&gt;Pas pour faire comme tout le monde.&lt;br /&gt;Mais parce que le monde tel qu'on le voit est chiant, et que pourtant il regorge de gens et de choses passionants; je voudrais vous parler de ce que je trouve beau et que je pense digne de votre intérêt.&lt;br /&gt;Parce que les gens sont tristes et cons, et que je les hais; je suis un misanthrope. J'exprimerai ici mon dégoût des hommes, et mon respect des quelques un(e)s qui ont compris ce qu'était la vie (vous en faites partie, vous qui lisez ces lignes).&lt;br /&gt;Parce que j'aime écrire, sans raison, juste pour le plaisir d'aligner des mots; voilà la première belle chose que je vois dans le monde : la langue, la parole, la lettre. Ce Blog est un modeste hommage à ce don phénoménal que si peu aiment et savent utiliser.&lt;br /&gt;Enfin et surtout, cet espace me permettra (et j'espère vous permettra) d'échapper, pour quelques minutes, à la gravité sociale et mentale qui rend la vie si chiante; c'est un éloge de la folie, deuxième chose que je vous recommande. Soyez fous, c'est comme ça que la vie est drôle. En fait, vous n'êtes pas fous : ce sont les autres qui le sont de ne pas l'être.&lt;br /&gt;A bientôt.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8651432-109734259024568980?l=escape-gravity.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://escape-gravity.blogspot.com/feeds/109734259024568980/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8651432&amp;postID=109734259024568980' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/109734259024568980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8651432/posts/default/109734259024568980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://escape-gravity.blogspot.com/2004/10/dclaration-dintentions.html' title='Déclaration d&apos;intentions'/><author><name>Vil Coyote</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry></feed>
